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Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver… la ritournelle est de saison et Jean-Claude Touray en profite pour nous bercer d’une petite brise poétique.
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Chanterais-tu Ronsard les belles éoliennes, moulins de fer qui broient du rien et dont le grain est l’ouragan ?
Géantes fleurs avec sépales et sans corolle ? Palmiers de métal au bon vouloir d’Eole ?
Elégante au long cou, l’éolienne est amante. Nymphe du temps présent épousant les souffles de l’air pour enfanter des courants électriques.
Sans dérobade elle se donne au vent... Au vent qui la bouscule en lui tournant la tête.
Vivantes épures les belles éoliennes vibrent de l’énergie des respirations de Zéphyr, des bises de Borée ou de l’haleine en feu du sirocco. Ventôse est leur mois préféré.
Le bon fermier dans son troupeau connaît chacune par son nom. Il aime flatter longuement leurs pâles encolures. Graisser les articulations qui grincent et resserrer quelques boulons.
Statuaire de plein champ, l’immobile troupeau regarde passer les autos.
Jean-Claude Touray