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Rosetta n'était pas seulement belle de jour, il fallait la voir au couchant se pencher à la fenêtre, celle qui donnait sur la cour, et de ses yeux clairs captiver quelques forbans de la nuit. Parfois, elle descendait jusqu'à la jetée et pour les hommes qui aimaient les femmes c'était alors jour de fête. Tous rêvaient de cueillir la fleur de son secret et entreprendre avec elle un voyage au bout de l'enfer. Mais seuls les anges ont des ailes et quand un soir elle croisa un dénommé Nosferatu, il lui fallu bien accepter d'épancher sa soif du mal. Ce n'était pas pour autant le genre de femme à rester sous influence et elle fit le nécessaire pour que la bête meure sous un soleil trompeur.
De retour dans la ville blanche et malgré le mépris affiché par la femme d'à côté, une certaine Véronique qui comme elle menait une double vie et en pinçait pour ceux de la zone, elle poursuivait ses rêves de Dolce Vita. Elle n'aimait rien tant que festoyer en compagnie de Babette, jouir avec elle d'une bonne soupe au canard et se gorger de fraises sauvages. Un soir, un train l'arracha aux lumières de la ville et beaucoup d'hommes se retrouvèrent au bord de la crise de nerfs. Fort heureusement, elle avait depuis longtemps conclu de petits arrangements avec les morts, on ne tarda pas à la retrouver en train de badiner avec les enfants du paradis.
Note du barman : à votre tour, n'hésitez pas à faire votre cinéma en imaginant comme il vous plaira une suite ou un nouvel épisode…
Note du barman bis : au fait, saurez-vous reconnaître les auteurs qui ont apporté leur contribution à cette histoire et qui est représenté sur l'illustration ?