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Café littéraire, philosophique et sociologique. Association culturelle dédiée à l'écriture dans tous ses arrangements et engagements : littérature, musique, théâtre, danse, peinture, photo, cinéma...

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Les cent premiers jours après la fin du monde, 45

Romashov-2.jpg

 

Fin d’un monde

Claude Romashov

 

 

J’ai d’abord senti le silence.

Le monde a retenu son souffle.

Le ciel s’est obscurci de cendre

Le brasier a enflammé la planète.

 

La douleur m’a arraché la peau.

Mes bras ont imploré les dieux,

Dérisoires lambeaux d’existence

Face au danger, au nuage suffocant.

 

Les puissants du monde se sont terrés

Dans leurs bunkers, dans leurs abris

Les charniers fumaient à ciel ouvert.

Et brûlaient l’écorce tendre des arbres !

 

Le sol pétri par les griffes de mort

Exhalait son magma putride,

Ses eaux bouillonnantes d’acides,

Tuaient des mers alanguies et vides.

 

Ces jours, d’après l’apocalypse

Au soleil crevé de fumerolles,

Ces jours maudits

Ont dévalé des montagnes. 

 

Et sous les pierres qui ravinaient

Les pentes du temps,

J’ai entendu le hurlement de la terre.

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C
<br /> Un poème d'enfer. Brr.<br />
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L
<br /> la poésie ne souffre aucun dérapage. Un seul vers raté suffit à rompre le charme. C'était un exercice courageux. Merci de l' avoir osé.<br />
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C
<br /> je garde les trois derniers vers :<br /> <br /> <br /> Et sous les pierres qui ravinaient<br /> <br /> <br /> Les pentes du temps,<br /> <br /> <br /> J’ai entendu le hurlement de la terre.<br />
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M
<br /> Il l'est, mais pas pour tous les vers (heureusement !)<br />
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R
<br /> C'est beau, mais je ne suis pas d'humeur. Et, M,  le terme "octosyllabes" n'est pas vraiment approprié.<br />
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