Café littéraire, philosophique et sociologique. Association culturelle dédiée à l'écriture dans tous ses arrangements et engagements : littérature, musique, théâtre, danse, peinture, photo, cinéma...
Un certain Gus se présentant comme un contre-pitre en rupture de cirque a déposé cette brève sur le comptoir du café. Comme il y est question de littérature et de clown, nous n'hésitons pas à vous en faire profiter.
Un supermarché de la culture proche du ministère du même nom a fait l’objet d’un cambriolage à son ouverture ce lundi matin. Seuls les employés étaient présents dans le grand magasin au moment des faits. Les malfaiteurs, armes au poing et cagoulés se sont faits ouvrir les coffres et, après une rapide inspection, se sont emparés d'une recette d'écriture inédite contenue dans l'un d'entre eux. Il n'y a pas eu de blessé. Aucun argent n’a été dérobé. Selon la police, le mode opératoire et un nez rouge abandonné sur le lieu du forfait laisse à penser à un retour du gang des clowns sur la scène littéraire. Devant un parterre de journalistes en ébullition, le ministre s'est voulu rassurant et a rappelé l'attachement de l'état et des entreprises au processus de création. Fidèle aux éléments de langage dispensés en haut lieu, il s'est attaché à minimiser l'importance du préjudice en évoquant la quasi impossibilité d'exploiter la palette lexicale et syntagmatique dérobée du fait de son extraordinaire complexité. Du côté des investisseurs, on ne se fait guère d'illusions et la tendance est au repli sur des valeurs moins exposées. Par le passé, le gang s'est montré capable des pires turpitudes et une recrudescence de publications usurpatoires pour le prochain salon du livre est à prévoir.