Café littéraire, philosophique et sociologique. Association culturelle dédiée à l'écriture dans tous ses arrangements et engagements : littérature, musique, théâtre, danse, peinture, photo, cinéma...
Oeillet rouge à la boutonnière
par Lambdum Kagibi.
(Deux ou trois pincées de « Solitude », de Duke Ellington)
Hommage à P.S. (Philippe Solllers)
Ou à J. d’O. (Jean d’Ormesson)
Ou à… V. Z. (Victor Zarka)
Vieux beau, moi ?!
qui ai tant vécu
tant vu de faux-culs
mis dans tous leurs émois!?
Après tout, pourquoi pas?
Moi qui vais à trépas
que tout plus sûrement,
pourquoi n’y irais-je pas
le plus élégamment
qu’il se doit ici-bas ?
Refrain :
Vieux concombre qui bavasse sans graine
Au gin-tonic ma vieille carcasse je draine
Mon coeur a trop battu
la campagne perdue,
le chemin des dames
où la mort brame.
J’ai le coeur un peu bas,
du côté de mon ventre.
J’ai le coeur un peu las
il faut que je le rentre
tel un karatéka
centré sur son hara.
Refrain :
Vieux concombre sans graine qui bavasse
A la veuve Clicqot je draine ma vieille carcasse …
A ma dernière invitée
pucelle du couvent retraitée
lui consacrant tout un rosaire
sur Victor faisant d’la surenchère
énamouré
j’ai psalmodié
« ma congénaire
tu es bonne,
ô ma nonne, nonne…
Nonagénaire »
Refrain :
Vieux concombre qui bavasse sans graine
Aux infusions d’pissenlits ma vielle carcasse je draine.