Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Café littéraire, philosophique et sociologique. Association culturelle dédiée à l'écriture dans tous ses arrangements et engagements : littérature, musique, théâtre, danse, peinture, photo, cinéma...

Publicité

Journée de la femme ?


Et si l’on regardait d’un peu plus près ce qu’ont pu dire par le passé quelques esprits savants, érudits, éclairés ? Et si l’on faisait le point aujourd’hui d’un bout à l’autre de la planète ?

 



"La femme doit adorer l’homme comme un dieu. Chaque matin elle doit s’agenouiller, neuf fois consecutives, aux pieds du mari et, les bras croisés, lui demander: Seigneur, que désires tu que je fasse ?"

Zaratustra (Philosophe perse, VII siécle a.J.C.)

 

"Toutes les femmes qui séduiront et amèneront au mariage les sujets de Sa Majesté au moyen de parfums, peintures, dents postiches, perruques et rembourrage au hanches et à la poitrine, encoureront le délit de sorcellerie et le mariage sera automatiquement annulé."

Constitution Nationale Anglaise (loi du XVIII e siécle)

 

"Bien que la conduite du mari soit censurable, bien que celui ci se livre à d’autres amours, la femme vertueuse doit le révérer comme un dieu. Durant l’enfance, une femme doit dépendre de son père, en se mariant de son mari, si celui ci meurt, de ses fils et si elle n’en a pas, de son souverain. Une femme ne doit jamais se gouverner seule."

Lois de Manu (Livre Sacré de l’ Inde)

 

"Quand un homme sera repris en public par une femme, il a le droit de la frapper avec le poing, le pied et de lui casser le nez pour que ainsi, défigurée, elle ne se montre pas, honteuse de sa figure. Et elle l’a bien mérité, pour s’être adressée à l’ homme avec méchanceté et un langage osé."

Le Ménagier de Paris (Traité de conduite morale et de coutumes de France, XIVe siécle)

 

"Les enfants, les idiots, les lunatiques et les femmes ne peuvent pas et n’ont pas la capacité pour effectuer des négoces."

Henri VII (roi d’ Angleterre, chef de l’ Eglise Anglicane, XVIe siécle)

 

"Quand une femme aura une conduite désordonnée et cessera d’accomplir les obligations du foyer, le mari peut la soumettre et la réduire en esclavage. Cette servitude peut, y compris, s’exercer dans la maison d’un créancier du mari et, pendant la période que cela durera, il est licite (pour le mari) de contracter un nouveau mariage"

Code de Hamurabi (Constitution Nacionale de Babylone, promulguée par le roi Hamurabi, qui la conçut sous l’ inspiration divine, XVIIe siécle a.J.C.)

 

"Les hommes sont superieurs aux femmes parce que Allah leur a octroyé la supériorité sur elles. Par conséquent, il donna aux hommes le double de ce qu’il donna aux femmes. Les maris qui souffriront de la désobéisssance de leurs femmes,peuvent les châtier: abandonner leur lit,et même les frapper. Il n’a pas été légué à l’homme pire calamité que la femme."

Le Coran (livre sacré des musulmans, recité por Allah à Mahomet VIe siécle)

 

"Que les femmes soient silencieuses dans les églises,parce que il ne leur est pas permis de parler. Si elles veulent être instruite sur un sujet quelconque, qu’elles demandent à la maison à leurs maris."

Saint Paul (apôtre chrétien, an 67 p. J.C.)

 

"La nature crée seulement des femmes quand elle ne peut pas créer des hommes. La femme est, par conséquent, un homme inférieur."

Aristote (philosophe, guide intellectuel et précepteur grec d’ Alexandre le Grand, IV e siécle a.J.C.)

 

"La pire étiquette que peut avoir une femme c’est d’être savante."

Luther (théologien allemand, réformateur protestant, XVIe siécle)

 



Et si pour accompagner cette journée, nous écoutions Taslima Nasreen

 

Mauvaise femme

 

Les mauvaises femmes n’écoutent jamais l’avis de personne,

Vont où bon leur semble,

Rient aux éclats

Et crient à tue-tête,

Les mauvais femmes sèment la pagaille.

 

Les mauvaises femmes se lèvent tard,

Se couchent tard,

Et quand tout le monde va à droite, elles vont à gauche.

Elles embrassent qui leur plaît,

Bourrent de coups de pieds qui leur déplaît,

Ne respectent aucune règle.

 

Les gens leur crachent au visage,

Les gens leur pissent dans le dos,

Les gens les fuient,

Les gens bien, les gens comme il faut.

 

Les mauvaises femmes foncent droit devant,

Elles ne craignent pas la tempête avant d’affronter l’océan.

 

J’ai terriblement envie d’être une mauvaise femme.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Pa boigoudis, bigoudis évidemment. encore que boigoudis, c'est joli !
Répondre
J
Heureusement que les poètes sont là, Phil ! Comme ce brave Léo Feré qui se perd dans le vide du cerveau de sa blonde, ce géant Brassens qui trouve que la femme n'a pas l'esprit plus grand qu'un dé à coudre et ce nabot d'Aznavour qui trouve qu'elle est drôle à regarder avec ses bas tombant sur ses chaussures, son vieux peignoir mal fermé et ses boigoudis, quelle allure !! Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour que la phallocratie expire ! 
Répondre
P
Quand on lit tous ces poèmes où la femme a une place de choix, on se pose la question- Comment peut on abîmer physiquement et moralement  celles qui nous font tant rêver - ?Heureusement que les poètes sont là pour leur donner la place qui leur est due.
Répondre
L
Et celui-ci, Phil, n'est-il pas joli aussi ?<br /> La colombe et le lis<br /> Femme, cette colombe au col rose et mouvant,Que ta bouche entr'ouverte baise,Ne l'avait pas sentie humecter si souventSon bec léger qui vibre d'aise.Elle n'avait jamais reçu de toi tout basLes noms émus que tu lui donnes,Ni jamais de tes doigts, à l'heure des repas,Vu pleuvoir des graines si bonnes.Elle n'avait jamais senti ton coeur frémirAu vivant toucher de son aile,Ni ses plumes trembler sous ton jeune soupir,Ni tes larmes rouler sur elle.Tu la laissais languir captive dans l'osier,Et vainement d'un sanglot tendre,D'un sanglot suppliant elle enflait son gosier :Tu ne daignais jamais l'entendre.Jamais les fleurs du vase où rêve le printempsNe furent si bien arrosées ;Jamais, sur le lis pur et grave, si longtempsTes lèvres ne s'étaient posées.Quel ancien souvenir ou quel récent amour,Quel berceau, femme, ou quelle tombe,A fait naître en ton coeur ce suprême retourVers ton lit et vers ta colombe ?René-François SULLY PRUDHOMME
Répondre
P
Trois chansons pour elles. Il est vrai qu'il y a trois chevelures de couleur différente... Je vais chercher ma guitare pour les accompagner.Pour être plus sérieux, Suzanne, tu as choisi un très joli poème.
Répondre