Café littéraire, philosophique et sociologique. Association culturelle dédiée à l'écriture dans tous ses arrangements et engagements : littérature, musique, théâtre, danse, peinture, photo, cinéma...

Calipso fête aujourd’hui son quatre centième numéro. Ysiad, collaboratrice de la première heure et subtile chroniqueuse a sollicité sa fille et sonné le rappel auprès de quelques compères pour orchestrer l’événement. Le menu des jours à venir s’annonce succulent, alors n’hésitez pas à revenir et à inviter vos amis. Un grand merci aux auteurs et aux lecteurs ; sans leur bienveillante attention et leurs généreux commentaires, le café n’aurait plus de raison d’être.
Nous transformons ce soir le café de Calipso en café-concert, pour accueillir le chansonnier Jean-Claude Touray.
Installez-vous, prenez place, nous larguons les amarres sur les traces d’une baleine assez leste, au large des côtes bretonnes. Ça va sacrément swinguer. My God ! Nous allions oublier Miss Smith. Montez vite, Miss Smith, on vous a gardé une place sur la Calipso. C’est la première fois que vous partez chasser la baleine ? How exciting ! Ah, tenez bien votre cornette, le vent décoiffe pas mal dans la région. Le chapelet, non, vous n’en avez pas nécessairement besoin. Mais oui, on vous traduira, promis. Jean-Claude est bilingue.
Musique, maestro !
La chanson du baleinier
Refrain
Pique pique la baleine, matelot c’est ta chanson.
Pique, nique avec Germaine, pique-nique avec Suzon,
Rien à faire avec Julienne, et bernique avec Lison.
Couplets
La bergère Madelon, pastourelle en bas de laine,
Voulait chasser la baleine, en mer avec les garçons.
Déguisée en moussaillon, toute habillée de futaine,
Ell’ fut engagée sans peine sur un baleinier breton.
Un matin le capitaine la vit debout sur le pont
Nue, couverte de savon, d’une beauté souveraine.
Ventre-Dieu par ma bedaine, quel faux-cul ce moussaillon.
Voilà du filet mignon et de beaux tétons Tontaine.
Derrièr’ le mât d’artimon, derrièr’ le mât de misaine,
Ell’ perdit sa marjolaine, sa jolie fleur en boutons.
Pas avec le capitaine ou le lieut’nant son second
mais avec le marmiton, un beau faiseur de fredaines.
J’ai fait mon éducation, Sainte Mado ma marraine,
J’ veux un’ autre marjolaine, pas encore en floraison.
La sainte fut bien en peine et répondit " Madelon,
Les fill’ perdent leur fleuron, sitôt vu le croqu’ mitaine ".
Moralité
Alors si c’est ça Tontaine, dans la CAL’ IPSO facto
Tous les gars, les matelots, pourront boire à ma fontaine.
Et même le capitaine et le lieut’nant, ce fayot
Pourront voir mes beaux lolos, Sainte Marie Madeleine.