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Café littéraire, philosophique et sociologique. Association culturelle dédiée à l'écriture dans tous ses arrangements et engagements : littérature, musique, théâtre, danse, peinture, photo, cinéma...

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Mise au vert

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    Histoire de faire plaisir à La Râleuse...
 
 

 

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P
<br /> Vos propos sont bien sarcastiques, Claire. Est-ce de l'exaspération ou de la fébrilité ? Il semblerait qu'enfin une une piste s'entrouvre et que cela vous réjouisse et vous désespère tout à la<br /> fois... <br />
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C
<br /> C'est ça l'Abbé, profitez-en bien chenapant que vous êtes... "penchez-vous vers votre pauvre petite créature, couvrez-la de votre ombre »..., "ne voyez en elle que le Bien-Aimé en lequel<br /> vous avez mis toutes vos complaisances...en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs". Bon, vous croyez pas que vous avez un peu trop forcé sur la<br /> Clairette. Allez, bas les masques imposteur et arrêtez de ramer sur la Drôme entre Die et Dieulefit ; et cessez d'importuner cette pauvre petite qui, pour fuir vos assiduités dé-fi-ni-ti-ve-ment<br /> s'en est allée se réfugier au Carmel...<br /> <br /> <br /> PS. Sacristi! quand je pense que ce sacristain, sacripant plutôt m'a l'envoyé quérir jusqu'au Soudan, en Ethopie, franchir le Nil bleu, le blanc et même le rouge, tout ça pour profiter à son<br /> aise de cette pôvrette. Fils de Satan ! Voilà ce que tu es !<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Ma chère enfant, si vous saviez comme j'ai honte ! Un vrai désastre ! Cette chère Mademoiselle de la Barre m'en a fait<br /> voir de toutes les couleurs tant et si bien que je n'ai pu mener comme il convient ma mission évangélique et lui accorder ma complète bénédiction. Ce n'est pas faute de l'avoir bien gouvernée<br /> mais figurez-vous qu'elle goûte les dévotions avec tellement d'entrain que nous avons failli chavirer à plusieurs reprises. Je ne puis hélas vous livrer ici toute sa gourmandise et ses<br /> friponneries mais croyez-moi, je ne m'étais jamais trouvé à pareil désordre. Il me faut maintenant prier et espérer que la chose ne fasse pas le tour de l'Evêché !<br />
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W
<br /> C'est vraiment un comble ! Quel comportement l'Abbé pour un homme d'église... Ah ! vous ne trouvez rien à répondre ? Vous voilà devenu muet.... Filez donc vous confesser à l'église de Saint-Leu<br /> -vous allez voir comment l'archevêque va vous remonter les bretelles- au-lieu de détourner des jeunes filles innocentes. Mademoiselle de la Barre a le derrière en feu à présent après sa crise<br /> urticante sur votre rafiot de misère après que vous l'amenâtes sur le Chierry.<br />
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L
<br /> C'est qui cette bécassine (c'est pas ma cousine en tout cas) qui nous parle de Waterloo ? Faites l'Amurrr comme dirait Johnny (et maVovonne) et pas la guerre... Mais écoutez ma chère françouéze,<br /> écoutez plutôt cela : "Ainsi l'Abbé de Coulanges notre cher cousin, qu'est un déluré comme pas deux, ne nous mentons pas, avait le lendemain même voulu renouveler cette partie de campagne à la<br /> rame. Nous avions tant ri comme je vous le disais tantôt. Mais il avait carrément exigé, figurez-vous, la présence de Mlle de la Barre pour qui il avait un faible. Sacré Abbé. A l'aube virginale<br /> donc, nous voilà tous embarqués sur la "Tubize" avec la demoiselle en question (pas si virginale que ça entre-nous soit dit) avec Jacques un jour, Jacques toujours n'est-ce pas. Et nous voilà<br /> partis pour une balade sur la Senne, rasant les aulnes, cueillant au passage quelques iris jaunes (zavez vu ça rime). Mais il nous a fallu faire une halte à un moment. Woui, figurez-vous ma chère<br /> Françouéze que cette chochote de la Barre qui n'en menait pas large depuis un moment se plaignait de hauts Le Coeurq. Et vas-y que je te vomis et vas-y que je<br /> nous indispose : si c'est pas malheureux une histoire pareille. Au début, ça nous fendait un peu le coeur, je l'admets mais elle nous aura quand même gâché tout notre plaisir cette gueuse. Ah !<br /> je vous jure qu'on n'est pas près de retourner prendre la barre...<br />
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