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Tout le monde a toujours tellement de bonnes raisons d’être impatient et il est si difficile de se faire entendre… mais hélas le temps, même raccourci, n’est jamais plus court et quand l’attente ne nous tient plus en place, il nous faut encore et sans cesse réinventer les mots pour dire l’absence et interroger le désordre des sens…
L’époque est la morosité. Avec quatre vingt trois contributions au concours, les rebelles sont restés sages. Même si quelques auteurs ont pris plaisir à tancer l’ordre et les convenances, on sent bien que la lassitude et l’accablement en ont laissés plus d’un sur le carreau, un peu comme si, embarrassés par l’ampleur du sujet, on ne souhaitait pas trop raviver d’anciennes blessures.
Le jury est au travail. De ses réflexions et appréciations émergeront (le jeudi 4 septembre) les dix nouvelles qui participeront à la lutte finale. Concrètement, les membres du jury sont appelés à sélectionner dix nouvelles sans les classer. Cinquante textes sont donc potentiellement sur la table en première instance. Une telle configuration ne s’est jamais produite. L’an passé, dix sept nouvelles sur cent douze, avaient été retenues au premier tour. Il y a bien sûr discussion mais d’une manière générale sont ensuite distingués les dix textes les plus cités. Dans un second temps et après relectures, le jury est convié à établir le palmarès définitif. Celui-ci devrait être annoncé aux alentours du 12 septembre.
La soirée de remise des prix est d’ores et déjà fixée au samedi 18 octobre. Le jury, les comédiens et musiciens espèrent avoir l’occasion d’y rencontrer de nombreux auteurs.