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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 14:01

amende-honorable.jpg

 

En ce jour de célébration des statistiques sur la délinquance, il n'est pas inutile de reprendre cette information diffusée par l'Agence Franc Parler.

Un agent de police d'un pays voisin, s'est infligé à lui-même une amende pour satisfaire aux exigences de sa hiérarchie dans la surveillance de l'ordre public.

Dans une circulaire, le directeur du département de police a imposé à ses agents "une norme d'au moins une amende par jour", avec des conséquences négatives, si elle n'est pas respectée, sur les rémunérations des policiers. "Le propre du travail d'un policier, c'est de surveiller le respect de l'ordre public. Si pendant quelques jours un agent n'inflige aucune amende, nous avons droit de penser qu'il flemmarde", précise la circulaire.

Faute de flagrant délit, l'agent n'a pas voulu être montré du doigt et s'est infligé une contravention de 5€ pour avoir, selon son procès-verbal, marché sur une voie ferrée.

Fort heureusement, il existe des pays où c'est la performance qui prime... quitte à rendre compte de n'importe quoi ! 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 12:00
triple-A-copie-1.jpg

 

Sur l'air de greli-grelot combien j'ai de A dans mon sabot, nous sommes allés à la rencontre des gens du peuple traités de triple buse par les Bons du Trésor.

 

 

Un ahuri : Ah ben ça alors !

Un optimiste : A moins que ...

Un désabusé : A quoi bon !

Un révolté : A bas !

Un fataliste : Advienne que pourra !

Un épidermique : A l'Assassin !

Un flambeur : Au diable l'Avarice !

Un allergique : Atchoum et ratatchoum !

Un alcoolique : A votre santé !

Un sourd : A bon entendeur

Un manifestant : Assez ! Assez ! Y en a assez !

Un magicien : Abracadabra

Un gendarme : Attention !

Un curé : Avé !

Un militaire : A l'attaque !

Un horloger : A la bonne heure !

Un patriote : Allons enfants de la patrie...

Un républicain : A ça ira, ça ira !

Un écrivain : Azertyuiop quoi !

Un enfant : Am stram gram, pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam...

 

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 15:00

muet.jpg

 

2012, la campagne électorale bat son plein. Pour ne pas se laisser déborder par l'exaltation, voire sombrer dans l'extase, nous vous rappelons les conseils de bon sens prodigués par le Bureau des Illusions Perdues ; ils vous permettront de rester normal en toutes circonstances et de continuer à profiter de la vie en tout bien tout honneur.

 

Restez droit, ne prêtez pas le flanc la critique

Détournez-vous des gens qui jettent le trouble dans les esprits

Soyez vigilants, n'écoutez que les voix de la raison

Sachez vivre en bonne intelligence en gardant vos réflexions pour vous

Pour votre sécurité, n'entretenez pas d'arrière-pensées

Ne prenez langue qu'avec vous-même

Pour la tranquilité de tous, ne laissez pas vos rêves sans surveillance

 

Et n'oubliez pas que :

Il est formellement interdit de s'afficher en public sans un visa des autorités

Les opinions répandues sans déclaration préalable sont passibles de poursuites.

Les idées lancées en l'air sont soumises à une surtaxe environnementale.  

Toute personne surprise à creuser une idée sur la voie publique peut être mise au trou sur-le-champ.

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:01

2012-reveil.jpg

2012

Ne pas se laisser abuser par les apparences

Certaines choses peuvent changer

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:50

hommage-a-Cesaria-Evora.jpgLa bonne étoile de Césaria Evora s'est éclipsée... 

  et les pierres ont fini de rouler pour Vaclav Havel...

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 19:30

en-toutes-circonstances.jpg

 

Au menu ce soir, un série d'invitations reçues ce jour dans la boîte aux lettres du café et remixée par le barman. A l'approche des festivités, il serait dommage que vous n'en profitiez point.

 

 

C’est avec un grand plaisir que je me suis attablé en ce jour à votre café pour faire votre connaissance mais aussi partager avec vous une découverte capitale et vous soumettre de ce fait une affaire très intéressante tant pour moi que pour vous.

Permettez-moi de vous présenter notre nouvelle création : il s'agit d'un concept entièrement nouveau, un logiciel informatique conçu par les plus grands spécialistes en ressources humaines. C'est un produit très haut de gamme qui vous permet de désintégrer les barrières psychologiques, celles qui vous privent de votre épanouissement physique, mental et financier. Avec ce dispositif adapté à votre shéma corporel selon vos convenances, vous serez reconnu comme une personne unique et surpassée, un personnage éminent dont on recherche la compagnie ; vous développerez une volonté de fer qui permettra qu'un désir se réalise avec certitude ; en toutes circonstances votre triple A sera prémuni même en cas de conjoncture dévavorable. Soyez rassuré, le système est entièrement automatique et une fois activée, la touche contact stimule aussi bien le subconscient que l'intimité profonde sans qu'il soit nécessaire de se connecter à un terminal. Votre vie sera désormais symbole de réussite et de bonheur.

Vous pouvez naturellement en faire profiter vos amis et connaissances pourvues de bonne moralité ainsi que les visiteurs honnêtes de votre estimable café. En ce cas, en tant qu'associé et bénéficiaire, comme preuve de bienveillance, je vous offre sans discuter un programme inédit de retour rapide de l'être aimé associé à de multiples occurrences pour se faire aimer par la personne de votre choix.

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 10:00

bourse.jpg

 

L'indice de satisfaction des valeurs économique s'est une nouvelle fois contracté dès l'ouverture du marché. De nombreux petits porteurs en colère ont investi la bourse en réclamant la révocation des privilèges de négociation et la fin des prises de contrôle inversées. Des flics pimpants ont été dépêchés pour faire place nette. Les lacrymogènes ont rapidement saturé la corbeille mais les intérêts se sont cristallisés provoquant un déficit de visibilité avec en retour une forte volativité des valeurs.

Devant la multiplication des opérations liquidatives, les agences de surveillance ont préconisé une mise sous protection de la justice.Muni d'un ordre brut, le ministre en charge des fondamentaux a décidé de frapper les esprits avec le vote en urgence de la charia économique : des peines pouvant aller jusqu'à cent coups de règle d'or seront infligées aux contribuables dont les actifs resteraient insensibles aux fluctuations de la conjoncture économique.

Les prestataires commissionnés à cet effet ne sauraient être tenus responsable en cas de préjudice direct ou indirect résultant de l’utilisation de ces directives.

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:00

Tunisie 01 

 

Il se trouve que j'étais à Tunis au moment des élections des délégués de l'Assemblée Nationale Constituante et que, grâce à quelques contacts parmi les acteurs de la révolution, j'ai pu rencontrer des prétendants à la gouvernance du pays mais aussi et surtout de simples citoyens se retrouvant dans les comités de quartier, groupes de défense, réseaux sociaux... Une parole libérée, foisonnante, entrainant des discussions à bâtons rompus, le jour, la nuit, échanges fraternels, respectueux et même si le ton devient parfois houleux, survolté, radical, l'espoir est de mise... Tunisie-01bis.jpg

Extrait de "La Révolution Tunisienne" (Netdigitalfilm)  

Il suffit de prendre le taxi pour mesurer le changement à l'oeuvre. A peine monté à bord, le chauffeur évoque la victoire de la révolution, l'enthousiasme de tout un peuple enfin libre et les doutes qui les assaillent aujourd'hui...

Tunisie 02

Taxi 1- Aujourd'hui la presse est libre ; avant il n'y en avait que pour Ben Ali et les Trabelsi ; maintenant n'importe quel chien écrasé peut avoir un article dans le journal...

 

Taxi 2 - La démocratie tout le monde la veut mais la pratique démocratique ne se fait pas à coup de baguette, ça ne s'innocule pas avec une seringue...  

Tunisie 03

Taxi 3 - On a dégagé Ben Ali, maintenant on sait qu'on peut dire non...

Tunisie 04

Taxi 4 - 90% des Tunisiens sont pour la révolution. Les 10% restants sont des malades, des fous qui crient encore Ben Ali, Ben Ali, Ben Ali... On a pas besoin de s'occuper d'eux, une cartouche c'est bon...

Tunisie 05

Taxi 5 - Ennahdha va nous délivrer de la misère, la Tunisie va devenir propre, plus de corruption, plus de vagabonds...

 

Taxi 6 - Ennahdha a gagné d'accord, on respecte le vote du peuple mais la révolution a les yeux ouverts, on ne laissera pas s'installer une autre dictature...  

Tunisie 06

Taxi 7 - Maintenant on a la liberté... la liberté, tu peux pas savoir, on discute, on critique, on vote, on se respecte, c'est la révolution...

Tunisie 06bis

Taxi 8 - La France applaudit aujourd'hui la Tunisie et sa révolution des jasmins, la France elle n'a rien compris, les jasmins c'était Ben Ali, notre révolution c'est la révolution de la dignité...

Tunisie 07

Taxi 9 - On sait bien que la révolution n'est pas terminée, les rcdéistes vont encore manoeuvrer et les barbus vont défiler... Tunisie 08

 

Taxi 10 - Les Tunisiens sont musulmans et modernes, ils respectent le code de la femme, le droit des personnes, la liberté d'expression et les valeurs de la famille, du Coran... 

 

Tunisie 09

Taxi 11 - Les islamistes se veulent rassurants mais ils traitent les laïques d'intégristes...

Taxi 12 - Démocratie et religion, c'est pas facile... croisons les doigts !

Tunisie 10

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:58

mise-en-image.jpg

Il n'existe pas d'image juste, pas d'image qui représenterait la surface exactement parfaite des choses.

Photo réalisée sans trucage ni torture à l'encontre de son auteur...

 

 

Aujourd'hui, tout le monde est photographe. L'humanité toute entière est rendue visible sous le coup de millions de regards. L'homme moderne est tourmenté par la question de sa présence au monde et de sa représentation imagée. Il veut être à la fois acteur et spectateur, un sujet se laissant aller dans la position d'objet. La photo consiste moins à éclairer une scène singulière qu'à fournir une collection d'objets ou d'évènements attestant cette présence. La voracité avec laquelle on répète les séquences "photo" montre à quel point on cherche à s'ancrer dans la réalité, à se fixer comme témoin privilégié de l'histoire. On croit à l'unicité pour s'assurer de sa singularité mais l'impression de "déjà vu" est la chose la plus communément partagée et la plupart des photos ne provoquent qu'un intérêt poli. La volonté de "faire vivant", si chère aux amateurs, ne fait généralement que raviver la peur de ne pas l'être. Au quotidien, le déferlement d'images entretient l'idée qu'une photo n'existe que dans la continuité du discours qui la soutient, qu'elle ne fait que montrer ce qui est pris dans un cadre, sans jamais pouvoir l'approfondir, le transformer ni même l'animer. On observe à la dérobée, le regard n'insiste pas, une image chasse l'autre rendant toute attention désespérément futile. On peut regarder sans voir.

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:07

Condanne.jpg

Après avoir passé vingt ans dans le "couloir de la mort", Troy Davis a été excuté aux Etats-Unis ce matin à cinq heures. Il aura clamé son innocence jusqu'au bout...

 

Le dernier jour d'un condamné

Victor Hugo 1829

 

Premier chapitre

 

Condamné à mort !

Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !

Autrefois, car il me semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un homme comme un

autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C’étaient des jeunes filles, de splendides chapes d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C’était toujours fête dans mon imagination.

Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre.

Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort !

Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés,

seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu’on m’adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot, m’obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau.

Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant : – Ah ! ce n’est qu’un rêve ! – Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s’entr’ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l’horrible réalité qui m’entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille : – Condamné à mort !

 

 

Dernier chapitre

 

Un juge, un commissaire, un magistrat, je ne sais de quelle espèce, vient de venir. Je lui ai demandé ma grâce en joignant les deux mains et en me traînant sur les deux genoux. Il m’a répondu, en souriant fatalement, si c’est là tout ce que j’avais à lui dire.

– Ma grâce ! ma grâce ! ai-je répété, ou, par pitié, cinq minutes encore !

Qui sait ? elle viendra peut-être ! Cela est si horrible, à mon âge, de mourir ainsi ! Des grâces qui arrivent au dernier moment, on l’a vu souvent. Et à qui fera-t-on grâce, monsieur, si ce n’est à moi ?

Cet exécrable bourreau ! il s’est approché du juge pour lui dire que l’exécution devait être faite à une certaine heure, que cette heure approchait, qu’il était responsable, que d’ailleurs il pleut et que cela risque de se rouiller.

– Eh, par pitié ! une minute pour attendre ma grâce ! ou je me défends, je mords !

Le juge et le bourreau sont sortis. Je suis seul. – Seul avec deux gendarmes.

Oh ! l’horrible peuple avec ses cris d’hyène ! – Qui sait si je ne lui échapperai pas ? si je ne serai pas sauvé ? si ma grâce ?… Il est impossible qu’on ne me fasse pas grâce !

Ah ! les misérables ! il me semble qu’on monte l’escalier…

QUATRE HEURES.

 

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