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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:10

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Vol au-dessus d'un nid de colères

 

Un peu de musique à bord ?

http://www.laparisienneliberee.com/le-fol-aeroport-de-notre-dame-des-landes/

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 14:35

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Israël, prêt à 30 jours de guerre ouverte avec l'Iran

ONU, le régime syrien accusé de crimes contre l'humanité

USA troisième fusillade mortelle en moins d'un mois

USA, télé-réalité, Stars earn Stripes, la guerre conçue comme une compétition sportive  

France, scènes de désolation après les violences urbaines

Turquie, la guerilla du PKK rallumée

Congo, le M23 terrorise les gens

Syrie, à Alep l'armée intensifie son pilonnage

Afrique du Sud, la police ouvre le feu sur des mineurs en grève, 34 morts

Grande-Bretagne, camp retranché à l'ambasse d'Equateur

Mayotte, mort dans un centre de rétention d'un bébé de deux mois

Liban, le marché des otages à la hausse

Tunisie, recrudescence des attaques d'islamistes radicaux contre des évènements culturels  

Inde, affrontements ethniques dans les Territoires Bodos, 78 morts

Norvège, règlement de compte en haut lieu après le massacre de Breivik

Chine, programme de "déménagement" des morts et de destruction des cimetières

 

 

Relire le 15 aoùt 2011 ? 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 13:00

Destination-inconnue.jpg 

 

L’ange qui boite (extraits)

Jean-Marie Kerwich

 

Même la neige espère comme une enfant un peu de neige, tant chaque élément de la nature nous ressemble.

Que c’est beau le visage d’une main qui se lève pour nous saluer !

Une roulotte de bohémien est un château au pied d’un arbre.

Le pain est un roi qui nous tend la main.

La douleur était mon professeur de lettres. J’étais le premier des derniers, au fond de la classe. Je me revois les bras croisés sur mon pupitre. Sur mon cahier j’écrivais des pensées qui ressemblaient à des chemins de blé. Chaque phrase était pareille à une feuille morte ou un caillou qui devenait un poème — quand je ne savais même pas ce qu’était un poème.

Mes phrases sont des petites romanichelles.

Je n’aime pas écrire. Si j’écris, c’est parce que je n’ai pas le droit de crier. Alors mon âme m’enseigne la douce révolte de la pensée.

 

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 08:00

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Jusqu'à présent Liliane ne se manifestait que dans les commentaires. Quand elle a découvert la série des 100 derniers jours, elle n'a pas résisté à l'envie d'apporter son grain de sel à chaque billet posté. Et puis, elle s'est dit que peut-être on ne sait jamais, éventuellement ou à l'occasion, le barman pourrait le cas échéant envisager de ... 

Bienvenue au café Liliane ! 

 

La jeune vendeuse

    Liliane Ludwig.

 

 

Hier, dans une vitrine, une paire d'escarpins m'a tapé dans l'œil : 45 euros au lieu de 60, pas l'affaire du siècle, c'est vrai.... mais grever mon micro budget pour ce petit plaisir futile mettra du piment dans la mornitude de ma vie de quadra !

J'hésite, d'ordinaire, je préfère avoir l'avis d'une amie. La peur du mauvais goût sans doute; quoiqu'il en soit, si je ne suis pas assez fashion pour choisir seule, cette fois, la crainte de passer à côté de mon coup de foudre me pousse à ne pas remettre à demain mon achat compulsif. J'entre, sous l'œil agacé d'un clone de sa génération : une jeune femme qui ne comprendra pas de si tôt que les clientes assurent son salaire et qu'elles ne sont pas là pour interrompre ses interminables coups de fil personnels. J’attends qu’elle veuille bien raccrocher et lui montre la paire qui me plaît. Je lui demande ma pointure en noir. La vendeuse (22-23 ans maxi) revient de l’arrière-boutique avec le modèle en bleu nuit.

Je lui fais gentiment remarquer que j'ai demandé du noir et elle me rétorque : "ouais (très élégant, me dis-je) ben… c'est pareil, franchement, on voit pas la différence !?" !!

Elle ne voit pas la différence ou bien elle veut expédier la vente pour finir de raconter sa vie trépidante à Kévina, dans son français approximatif et pauvre ?

Je suis abasourdie ! Elle rumine bruyamment son chewing-gumgum et me parle comme si j'étais sa copine... L’esprit petit-bourgeois de mon éducation me retient généralement d’ouvrir les hostilités, mais là… l’invitation se fait pressante!

Un vieux souvenir d’instruction civique me revient en mémoire.

Je lui dis que je la veux en noir. Mon ton est cordial et un peu ferme. Elle se résigne, en faisant la moue et en traînant les pieds. Elle revient, comme au ralenti, avec la paire en noir et en 39. « Je vous avais dit que je chaussais du trente sept et demi ».Sans l’ombre d’un flottement, elle me répond "vous pouviez pas me l'dire plus tôt !?" Je ne sais pas ce qui me stupéfie le plus! L’aplomb, la vulgarité, l’incompétence ou le savant mélange des trois ?

Mon éducation vient brutalement de céder du terrain :« après avoir apporté la mauvaise couleur, vous revenez avec la mauvaise pointure, vous lambinez,vous mâchez vulgairement votre chewinggum...! Vous le faites exprès ? Je veux voir la responsable du magasin. »

Elle me toise d'un air narquois : "ouais… pas de problème la vieille" ! C'est le pompon !!! Je n’ai aucun doute, elle a bien dit « la vieille ». Mon regard balaye le magasin, à la recherche d’une caméra cachée. Je ne trouve aucune autre explication plausible et recevable.

Et là, elle appelle (ou devrais-je dire elle "beugle") : « Brigiiiiiiiiitte !! Brigiiiiiiiiitte ! Y a une cliente ké pas contente ! »

Incrustée, invisible, la caméra est probablement de la plus haute technologie. La blague, pour autant que je la trouve de bien mauvais goût, est parfaitement réussie.

Brigiiiiittese pointe (50-55 ans, perchée sur plus de 10cms de talons, trop bronzée pour la saison, presque parcheminée, le crâne recouvert d’une paille jaune clair bien brushée, et maquillée comme une mère maquerelle). « Ce n'est pas gagné ! » Je le pensais si fort qu’elle aurait pu l’entendre. Je suis convaincue que l’habit fait plus souvent le moine que le contraire, mais je tente quand même un dialogue (le respect, c’était la leçon d’instruction civique de la minute d’avant).

- Ce n'est pas la peine de faire tant d'histoires, elle est jeune, vous voyez bien ! Elle a commencé il y a 15 jours. Si vous êtes pleine de préjugés, c'est votre problème... (??????). Vous pouvez trouver d'autres chaussures ailleurs !

Loin d’une suggestion, la dernière phrase sonne comme un ordre.

Je me dirige vers la sortie. A la dernière seconde, je l'entends qui ajoute "fais chier celle-là, elle se prend pour la femme du Président ou quoi ?"

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 14:00

Quelques images en attendant la réouverture prochaine du café...

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 08:00

coeur débat

La littérature au service des grandes causes

Les campagnes électorales se suivent mais se ressemblent-elles toutes ? Je vous propose de débattre d'un sujet qui vous tient particulièrement à coeur en vous inspirant des deux protagonistes présentés ci-dessus.

Merci d'envoyer vos contributions à  assocalipso @ free.fr pour une publication au café entre les deux tours.

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 08:00

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Au café non plus ! 

 

Nous avions prévu de célébrer ce dimanche de fête avec une fantaisie de Franck Garot ; hélas, notre sympathique chroniqueur a pris le large en oubliant de poster les dites fantaisies. Il vous faudra donc attendre son retour et subséquemment le mien pour reprendre l'affaire.

 

Une pêche miraculeuse peut-être ?

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 08:00

807

les-807-image.jpg

 

Voici le numéro 807 du café. Un sacré numéro qui va, le temps d'une journée, concurrencer la série des 807 chez Franck Garot. Enfin pas tout à fait puisque Franck Garot lui-même est au menu du jour avec une chronique audio intitulée "C'était les 807", la dite chronique étant la 100e déclinaison de l'auteur dans les  807. Une 100e qui arrive la veille du lancement de la série des 100 derniers jours sur Calipso. Sensas, non ?

 

"C'était les 807", par Franck Garot

 

Ce n'est pas tout. Il n'y a pas de célébration sans florilège : aussi, Franck Garot s'est mis en quatre pour faire le lien entre 100 et 807... et puis on s'est dit que l'ami Jacques Brel nous ferait bien une petite valse...

 

 

Au téléphone.
– Mon amour, 807 secondes sans te voir, c’est l’enfer, ne me quitte pas.
– 807 années sans t’avoir à mes basques, ça serait le paradis, casse-toi pauvre con !

Au café.
– Putain Momo, 100 jours avant ces putains d’élections !
– Tu déconnes ?
– Non, vrai de vrai, ils l’ont dit à la radio.
– Sûr qu’ils vont nous gaver, ces 100 jours vont paraître 807.

  

Il se réveilla en sueur d’un cauchemar. Sur le sommet d’une colline, trois hommes « crucifiés ». Mais les croix avaient été remplacées par des nombres géants. Il se tenait au centre cloué dans un ovale,  imitant vaguement l’étude de proportion de De Architectura de Vitruve , alors que ses deux compères, moins chanceux, avaient des positions moins confortables, sur un 8 et un 7. C’est en se levant qu’il remarqua, effrayé, du sang séché aux poignets et aux pieds.

  

Entendu lors d’un meeting d’un candidat aux présidentielles en Corse devant 100 journalistes incrédules : j’ai connu le débarquement des Sarrasins, ici-même, en 807, j’étais aux côtés de Burchard, et au nom de Charlemagne, nous les avons chassés !

  

Collectionneur devant l’éternel, cet héritier unique d’une grande famille d’industriels possédait 100 voitures. Étrangement, aucune Rolls, Porsche ou autres Ferrari, pourtant ses rentes le lui permettaient, mais le même modèle en 100 exemplaires, un modèle commun de surcroit : Peugeot 807. Quand on l’interrogeait sur la raison d’une telle manie, il éludait ou répondait par un sourire. Il dormait chaque soir dans l’une ou l’autre de ses voitures, en rêvant de l’accident qui l’avait rendu riche quand son père au volant de sa Ferrari percuta une 807 au sortir d’un virage.

  

La gamine souffla doucement sur la vitre de la salle de permanence, puis dessina un 8 allongé avec son doigt sur la buée qui s’était formée.
– Je t’aime à l’infini.
Son petit ami souffla à son tour et dessina un cercle.
– Jamais on se disputera.
Elle lui adressa son plus tendre sourire, et sur de la buée toute fraîche elle forma un 7.
– Nous aurons sept enfants.
– Sans blague ?
Ils se mirent à rire de concert.
La voix du surveillant qui rentrait dans la salle les interrompit.
– Dites-moi, les tourtereaux, ça vous fait rire les heures de colle ? Vous voulez du rab ?

  

807-2-couv 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si les 807 m'étaient contés : entre tradition et modernité, une vision fantastique de l'arithmétique irrationnelle ou de quelques usages du nombre 807 dans l'art littéraire au 21e siècle et de ses implications dans la géométrie romanesque.

 

 

Et pour finir :

Le taulier jette l'éponge !

Offre d'emploi : Propose CDI de taulier des 807 à partir d'avril 2012. Rémunération nulle, travail conséquent. Une expérience d'édition ou de correction littéraires serait un plus. On peut trouver une description plus détaillée du poste en écoutant 807 fois l'enregistrement audio ci-dessus. Notez qu'il n'est pas nécessaire d'aller à Bangkok ou Chişinău pour obtenir le poste. Adressez votre candidature au taulier lâcheur.

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 12:00

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Au café, j'ai entendu dire que le mal à vivre de notre époque ne serait pas plus étouffant que la précédente ; la vulgarité et la bêtise, la violence et le mépris, n’auraient fait que changer de mains.

Au restaurant, j'ai entendu dire que la plupart des gens qui n'étaient pas dans leur assiette avalaient trop de salades

Au laboratoire, j'ai entendu dire qu'il était stupide de chercher la formule salutaire qui pourrait tout changer.

Dans la salle d'attente de l'analyste, il me semble avoir entendu dire qu'il ne fallait pas voir ce qui manque à chacun comme quelque chose qui devrait être étalé devant tout le monde.

A l'hôpital, j'ai entendu dire que la folie serait une déraison indépendante de notre volonté.

Au cimetière, j'ai entendu dire que si la mort était moins durable, la vie serait certainement encore plus éphémère.

A la caisse d'allocations, j'ai entendu dire que si la puissance d'engendrement est donnée à tout le monde, elle n'en est pas moins soumise à la réglementation en vigueur.

A l'office hlm, j'ai entendu dire que les pauvres nés sous le signe du cancer se développeraient par prolifération de cellules.

En faisant du jogging, j'ai entendu dire que ceux qui courraient plus vite que les autres n'en étaient pas moins rattrapé par le temps.

De passage à Jérusalem, j'ai entendu dire que  beaucoup de voyageurs se retrouvaient au pied du mur sans avoir la moindre raison de se lamenter.

Pendant un reportage, j'ai entendu dire que les images étaient trop vraies pour être réelles et que la parole n'était jamais lavée de tout soupçons.

Je ne sais plus où mais j'ai entendu dire qu'écrire consistait à vouloir changer le passé.

 

Et vous, chers visiteurs, qu'avez-vous entendu ?

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 17:00

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Nous avons reçu au café une lettre qui ne nous est pas destinée. Mais, comme elle était accompagnée d'un petit mot nous priant de faire suivre et qu'elle a le mérite d'etre claire, pertinente et humaine, la voici :

 

Lettre à Monsieur le ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer, des Collectivités Territoriales et de l'Immigration

 

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l'accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement  de son dossier et un refus d'attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l'on croirait tout droit sorti de l'étude d'un huissier ou d'un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.

Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n'a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l'abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d'origine ne s'éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d'elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d'elle est le Trésor public qui vous confirmera qu'elle s'acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savons, qu'il n'en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l'idée de participer à la  solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l'autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n'aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l'article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme -  j'y ajoute toute femme - né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis, tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e)  en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété,  ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e) enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité, est admis(e) à l'exercice des droits de citoyen français». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et  hommes que l'on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.

Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n'est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d'individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l'avez transformé en cauchemar.

Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de  l'assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.

Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera  un nouveau dossier.

Je ne vous salue pas, monsieur le ministre

Amine EL KHATMI, 23 ans, étudiant en droit (master 2), Français

 

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