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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 11:02

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Qu’est-ce qui distingue un moment d’un autre ?

De quel avant et de quel après s’arrange notre mémoire pour éclairer et dire le passage du temps ?

Qu’est-ce qui singularise un mot, une phrase, une idée au milieu du volume protéiforme de nos écrits ?

Comment vivons-nous l’expérience de la durée, de cette lente mais constante transformation de notre relation au monde ? Comment l’écriture si fragile et si aléatoire parvient-elle à se porter garante de la continuité des choses oubliables. Et qu’est-ce donc qu’une phrase qui s’oublie ?

Bribes de mots, petites voix intérieures, fragments de paroles, figures sentimentales, combatives, aimantes, nostalgiques, intimes, douloureuses, démonstratives, turbulentes, engagées… de toutes ces phrases d’hier qui ont accompagné nos jours et nos nuits, de toutes ces phrases conçues au gré des rencontres et des séparations, de toutes ces phrases qui ne connaîtront peut-être pas de lendemain, laquelle aimeriez-vous voir refleurir pour composer un bouquet de fin d’année ?

Vous êtes auteur - reconnu, inconnu ou méconnu - le café Calipso vous propose d’aller puiser parmi vos écrits passés, une phrase qui vous ressemble et pour laquelle vous ressentez une douce attraction. Sorties des coulisses, rassemblées et présentées au menu des derniers jours de l’année, ces citations délicieusement feuilletées iront peut-être nourrir quelques cartes de vœux et - qui sait - cheminer ça et là, au coin de la rue ou au bout du monde…

Pour la surprise générale merci de faire glisser vos envois derrière le comptoir : 
                                                             
assocalipso@free.fr

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 13:32

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C’est un fait, il faut se rendre à l’évidence, Stéphane Laurent est de retour. Sans doute n’a-t-il mis que quelques points de suspension à son œuvre journalistique, peut-être ne fait-il qu’éprouver et nous éprouver sur l’incontournable question du manque, peut-être n’est-ce qu’une conversation passagère, qu’un furieux picotement des neurones et des sens, qu’un clin d’œil dans la lumière noire du jour, toujours est-il que sa méchante humeur, sa mauvaise foi, ses coups de gueule sont tout à fait profitables.  

Bref, c’est une bonne nouvelle.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 18:23

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Les aventures de Scipion Lafleur sont publiées en alternance sur Mot compte double et Calipso. Retrouvez les précédents épisodes publiés ici même : 1 En eau trouble, 3 Emménagement, 5 Pop corn, 7 Bonnes ondes, 9 Tant qu’il y aura des pommes, 11 Bonjour galère

Episode 13
par Désirée Boillot

 

Lorsque le jour commençait à poindre, Scipion secouait l’insomnie en passant sous une douche dont la température s’entêtait à ne pas dépasser celle des eaux de Mourmansk, enfilait sa salopette et descendait l’escalier sur la rampe, en priant pour que sa mise à pied ne fût pas dans la boîte aux lettres. Il accueillait joyeusement les sympathiques factures. Les innocentes relances pour impayés. Les bath publicités pour Huildor, l’huile d’olive extra vierge pressée à l’ancienne, (six bouteilles, un tube de tapenade offert, douze bouteilles, un pot d’anchoïade offert, cent quarante-quatre bouteilles et vous raflez le best-seller " Vieilles recettes de chez nous " de Désirée Voudeul-Ayaulit). Saluait les chouettes propositions de crédit revolving de Cofigaga, embrassait la gardienne et partait en direction de la Seine.

Aucune lettre ne portant le cachet de la banlieue sud, il s’accrochait à l’espoir insensé d’un revirement du proviseur. Après tout, même si Norbert Grimbert faisait partie de la famille surpeuplée des Gueulards affligés de colères violentes, il était aussi un être humain. Qu’on le veuille ou non. Avec des sentiments. Des remords. Des élans de générosité. Des mouvements d’âme et des cors aux pieds. Peut-être avait-il réfléchi. Peut-être avait-il passé l’éponge. Après tout, pourquoi ne pas y croire ? Pourquoi, par un glorieux matin d’été, juché au sommet d’une échelle, ne pas s’imaginer un instant dans la peau de l’agent 007 tenant à Lola des discours de bravoure dans une veste élégante à double boutonnage et pochette de soie ? C’est une période difficile mon amour, mais l’horizon est proche et mon nom est Lafleur. Scipion Lafleur. Gold Lafleur. Le pion qui t’aimait. L’homme au pistolet de peint…

Vous soliloquez ? s’enquit la comtesse qui rentrait de promenade avec ses disciples poilus.

La tête encore pleine des résonances du générique de Monty Norman*, Scipion en lâcha son pinceau qui alla s’aplatir sur un chihuahua, déclenchant une salve d’aboiements franchement casse-figue.

Quelle panade, pensa Scipion tout en amorçant sa descente de l’échelle. Mais quelle effroyable panade.

Pimprenelle ! Ma pauvre chérie ! hurlait la comtesse. Dans quel état tu es ! Elle vient de se faire coiffer, est-ce que vous vous rendez compte ? Il va falloir couper, c’est sûr ! Mais qu’ai-je fait au Ciel pour écoper d’un peintre aussi maladroit ?

Tentant vainement de détacher les poils de son chien collés au papillon de taffetas noué entre les oreilles, elle lança à Scipion un regard de givre, alors qu’il récupérait son outil.

Vous savez pourquoi je ne vais que très rarement chez le coiffeur ? fit-il d’une voix lasse, qui n’attend plus de réponse : Parce que dès que j’en sors, il pleut, et il essuya ses pouces blancs contre sa salopette.

Dites, vous en avez encore pour combien de temps ? siffla-t-elle d’une voix au bord de la crise de nerfs.

Scipion jaugea les murs. Longtemps. Après quoi il émit un " umf " sceptique.

A vue de nez, douze. Douze jours. Douze bons jours. Disons : douze bons gros jours bien tassés. Voire treize, en comptant les raccords. Il y a toujours des raccords, pour des petites choses que l’on ne voit pas tout de suite. Une bulle. Une goutte. Une petite trace. Un poil de pinceau figé dans l’immensité blanche, car de même que l’homme perd ses cheveux, le pinceau peut aussi perdre ses poils. A chacun sa chute. C’est la vie. C’est inévitable. Il faut se résigner. Comptez treize jours avec les raccords, mais sans la marge. Or il faut prévoir une marge. Toujours. Personne n’est à l’abri d’un impondérable, les impondérables pullulent, ils grouillent, ils sont au-dessus de ma tête à échafauder d’ignobles stratagèmes, ils guettent le moindre de mes gestes. Par exemple, si je me cassais la jambe, là, à l’instant, ce serait un gros impondérable, d’où la nécessité de faire attention à la marge. Et il entama son ascension.

La comtesse eut un soupir excédé.

Bon, fit-elle en le voyant qui se remettait à l’ouvrage. Je vous rémunère et on fait sauter les aléas, la marge et toutes les mauvaises chutes. Qu’est ce que vous en dites ?

A ces mots, la main de Scipion se mit à trembler à la manière de ces pâtés de gelée verte que l’Anglais se fait une joie de servir bien fraîche à l’étranger qui débarque à Douvres après une traversée houleuse. Affirmant sa prise, il s’accrocha au pinceau de toutes ses forces ; il n’était pas question de le laisser échapper une deuxième fois.

J’en dis que je suis d’accord mais je crois aussi que j’ai besoin d’une petite pause, reconnut-il, le poing crispé autour du manche. La tête me tourne un peu, les objets me glissent des mains. Je vais m’occuper de votre chien, le temps de reprendre mon souffle. Bougez pas, me voilà.

Muni d’un torchon propre, il dilua des solutions transparentes dans une petite bouteille qu’il agita plusieurs fois, trempa un coin du tissu et se mit à frotter par petits gestes énergiques les poils du chihuahua mordeur, sous le regard sceptique de la comtesse.

 

Si le mot de panade recouvre une réalité mouvante, il désigne aussi une soupe très prisée dans les régions méridionales. En voici la recette qui semble avoir été inventée dans l’unique but de dynamiter l’expression " ça ne mange pas de pain ", parce que justement : pour une fois, ça en mange. 

* Tata tataaa ta ta taaaa ta ta tata taaaa….

Panade 

Préparation : 5 mn – Cuisson : 1h. 15

250 g. pain environ

20 g. sel

2 l. eau environ

1 dl. Lait ou crème

Mettre dans de l’eau froide des morceaux de pain rassis. Les laisser cuire une heure à petit feu. Ecraser complètement le pain pour donner au potage une consistance très lisse. Ajouter du lait, de la crème à volonté.

Il est impossible de déterminer exactement le poids du pain et la quantité de liquide, celle-ci variant avec l’espèce du pain et son degré de sécheresse. Si vous voulez obtenir une soupe épaisse n’hésitez pas à mettre du pain : plus il y en aura et plus ce sera épais. Si vous voulez une soupe légère, vous allongerez avec de l’eau. Si vous voulez une soupe pas trop épaisse mais pas trop liquide non plus, vous n’avez qu’à mettre un petit peu plus d’eau et un petit peu moins de pain, et si vous tenez vraiment à garder tout le monde à dormir, vous servirez votre panade avec des croûtons d’aïoli, sans oublier le Rosé.

à suivre…

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 19:31

Un petit bout d’histoire concocté sur une route du nord, la nuit, le temps d’un dépannage…

 

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Alors comme ça, vous avez été pris ? vous aussi ?

Comment ça pris ?

Pris, comme être pris, si vous êtes là, c’est que vous avez été pris !

Non désolé, je ne crois pas avoir été pris.

Mais bien sûr que si, je vous le répète, si vous êtes là, ici, dans ce lieu, maintenant, c’est que vous avez été pris.

Non, certainement pas.

C’est comme ça, va falloir vous y faire !

Franchement cela m’étonnerait.

Vous n’en revenez pas d’avoir été pris, c’est ça ?

Ah si l’on pouvait revenir de quoi que ce soit !

Vous ne paraissez pas comprendre ce que cela implique d’être pris.

Tout juste, je ne parais pas.

Si, vous le savez, seulement vous faites semblant, c’est ça vous faites semblant.

Ecoutez, je n’ai pas été pris et je ne fais semblant de rien, je suis entré pour voir et je me suis installé dans ce petit coin, là, juste dans ce petit coin ! mais rassurez-vous, je ne vais pas rester.

Bien sûr que vous n’y resterez pas au coin. Quand vous êtes pris, ils vous mettent toujours dans un coin au début. Faut comprendre que ce n’est qu’un point de départ.

Mais je n’ai pas été pris, je vous dis, pas le moins du monde !

Voilà, ils ont dû vous prendre pour ça, pour le moins du monde. Remarquez, cela ne m’étonne pas, ces derniers temps, ils ne s’intéressent qu’aux personnes délaissées. Vous êtes bien livré à vous-même n’est-ce pas ?

Non ! Enfin d’une certaine manière peut-être que je me retrouve à me débrouiller par moi-même, oui.

Ecoutez, les gens de votre espèce - les moins du monde - sont toujours seuls, c’est inévitable ! d’ailleurs, c’est certainement pour cette raison qu’ils vous ont pris.

Mais je n’ai pas été pris bon sang !

Allons, vous dites ça parce qu’ils vous ont mis au coin. Vous êtes tous les mêmes vous autres les moins du monde, faut toujours que vous vous racontiez des salades. C’est pourtant pas sorcier à comprendre, quand on est pris, on est pris !

Je ne suis pris dans rien vous entendez ? Je suis là dans ce petit coin, mais c’est tout, c’est en attendant.

Vous n’avez pas été pris, vous êtes là dans ce petit coin et ça serait tout ?

Oui.

Impossible !

Bon, n’en parlons plus.

Et comment seriez-vous arrivé ici, si par je ne sais quelle extraordinaire incongruité, vous n’aviez pas été pris ?

Je suis venu seul, de mon propre chef.

Ah, vous admettez au moins être seul !

Vous n’y êtes pas du tout, je suis accompagné.

Bien sûr, dans votre petit coin là, il n’y a pas de doute, vous êtes, comment dîtes-vous déjà, accompagné, c’est bien cela, accompagné ?

Je veux dire dehors. Dehors, je l’étais.

Vous voulez dire qu’ils vous ont pris dehors, c’est ça ?

Je ne veux rien dire du tout, rien !

Parce que cela change la donne, si vous avez été pris dehors, c’est que ceux du dedans ne sont plus à la hauteur, si vous voyez ce que je veux dire.

Non, je devrais voir quoi ?

Allons, ne me dites pas que vous ne voyez pas ce que nous voyons tous !

Mais quoi à la fin ?

Bon sang ! ceux qui sont pris et ceux qui ne le sont pas !

Si vous voulez bien laisser de côté le fait que j’aurais pu être pris, vous comprendriez que je ne suis rien d’autre qu’un type à qui il est arrivé une histoire comme il en arrive à tout le monde un jour ou l’autre.

Naturellement, comme nous tous ici, ni plus ni moins.

Non franchement dans mon cas, c’est encore plus bête que tout.

Si vous le dites !

C’est l’histoire de la panne en pleine nature, la nuit et pas âme qui vive aux alentours, vous savez comment ça se passe, on discute, on discute et à la fin tout le monde s’emporte. Sauf qu’à la fin de la fin, il y en a toujours un qui doit aller au charbon. Et dans cette histoire-là, c’est tombé sur moi.

Ah oui, c’est tombé sur vous ? comme ça…

D’accord, faut dire que je l’ai peut-être plus ouvert que les autres, alors c’est vrai que du coup ils m’ont dit d’y aller moi vu que j’avais l’air plus malin qu’eux. Bon là encore, la suite ne sort pas de l’ordinaire : je me suis mis à marcher, droit devant comme on dit, sans un regard derrière moi, j’avais dans l’idée que fatalement je finirais bien par trouver quelque chose, alors vous pensez bien que lorsque j’ai aperçu cette petite lumière, cette curieuse petite lumière qui n’en finissait pas de grandir à mesure que je m’en approchais et puis cette porte qui s’est ouverte tout d’un coup et cette drôle d’atmosphère à l’intérieur, oui alors je me suis dis que quand même j’étais assez malin pour ne pas me jeter là-dedans sans faire attention.

C’est ça, faites bien attention, faut éviter de faire le malin par ici.

Bah, c’est comme partout.

Non, ici c’est déterminant. Enfin, ça dépend de vos intentions.

Qu’est-ce que vous croyez ? le temps de trouver un dépannage et je file.

Un dépannage rien que cela ?

Je ne demande pas l’impossible que je sache.

Je n’ai encore jamais rien entendu de pareil.

Eh bien tant mieux si c’est une première.

Croyez-moi, vous feriez mieux de chercher à être désigné. Vous savez, être pris n’est que le début du parcours.

Je n’en sais rien du tout. Tout cela ça n’a rien à voir avec moi.

Ce n’est pas nous qui décidons de ces choses-là.

Mais quelles choses ?

Celles qui ont à voir avec nous. Les arrivées, les départs, l’ordre des choses quoi !

Bien alors disons que je suis sur le départ.

Vous savez bien que vous ne pouvez pas.

Comment ça ?

Vous venez tout juste d’être pris…

 




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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 17:49

 

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Elle pense à un livre. Un livre qu’elle va prochainement lire, peut-être écrire même, ou bien à cette nouvelle apportée par la roue du destin et qu’elle s’apprête à habiller de sa voix. Elle a toujours un mot à l’esprit, une phrase qui harmonise les musiques venues de l’intérieur, une de ces tournures secrètes connue de tous les amoureux, un de ces verbes qui fait trembler les lèvres et emporte la douleur, une de ces paroles innocemment prononcées qui absorbe les larmes et les fait croître aussi. Elle dit et nous l’écoutons : moments de grâce ou de trouble, avec elle nous entrons dans un autre temps de la langue.

A Nicole Amann, animatrice du site Bonnes Nouvelles

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 18:31

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Ce matin, en lisant le Libé d’hier, je nous ai imaginés, nous coutumiers des journaux et des livres, pris dans une sorte de boîte noire, réduits à l’état de lilliputiens cherchant indéfiniment à nous souvenir de ce que nous avions été, à nous demander si nous avions eu un jour la capacité à percevoir ce qui nous différenciait les uns et les autres, s’il nous était arrivé de nous parler chacun à notre façon, de dire et d’écrire des mots dont nous en comprenions le sens, ou si définitivement diminués nous n’étions plus qu’une communauté d’êtres uniformes sans histoire et sans raison.

Et puis tout bien pesé il m’a semblé qu’il n’y avait là rien de conséquent, rien de mystérieux non plus, tout juste un soupçon de conscience qui nous effleure au décours d’une lecture…de Libé par exemple... 

 

" Ce pourrait être un acte d’héroïsme minuscule, invisible, inutile sans doute. Passer devant un kiosque à journaux empli, débordant de lui. Sa photo souriante ou songeuse, son système, ses amis, ses enfants, l’insondable mystère de son épouse, ses secrets, ses bassesses, sa vulgarité, ses élans, ses bonbons, ses bourrelets retouchés au Photoshop, ses états d’âme, sa recueilleuse d’états d’âme, les états d’âme de sa recueilleuse d’états d’âme. Se planter là, devant le kiosque à journaux. Tendre la main. Et décider, simplement, pour soi tout seul, au nom du peuple souverain dont on est une parcelle indivisible, d’exercer son droit de rétractation. Pouce ! Chercher dans l’océan de la tentation unique, le seul journal, le seul hebdo, la seule feuille garantis sans Sarkozy. Se diriger vers la caisse, le front haut. Et, ayant décidé qu’il ne passerait pas par soi, ne lire, toute l’année, contre vents et marées, que ce journal-là. Ce serait un combat insensé et sublime. Et totalement inutile. Car c’est ainsi. … "

Daniel Schneidermann dans les Rebonds de Libération du 24 août 2007.

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 18:32

La première série de cartes se termine avec la numéro 1 et des messages postés par Macada et Ernest J. Brooms

--t--carte-C-copie-1.jpg


Hervé,
Peux-tu mettre tes ingénieurs sur les mines en PDX-28-3NF ? Il semble que cette nouvelle céramique double presque la fragmentation (rayon d'action annoncé : 125 cm).
Merci et à lundi,
Nicolas
PS : Plutôt mou le Salon cette année !


Exit
je suis en fuite
la cause : séjour illicite
dans un loft troglodyte
avec deux filles tacites
une histoire sans suite
violence en kit
violence au hit
en cette terre maudite
de ferraille décrépite
caméra super huit
images à la va-vite
suis déjà dans le cockpit
ma vie est en transit
exit
Ernest J. Brooms
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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 16:17

C'est au tour de Françoise Guérin de rejoindre la première page avec quelques mots qui lui ont été inspirés par la carte numéro  2...
La carte numéro 1, dernière de la série, sera publiée demain avec les derniers messages... 

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... On est restés sur le toit, à contempler la ville, ou du moins ce qu'il en restait. Si tu voyais la maison des voisins ! Tout autour, ce n'était que fournaise et pourtant, j'avais froid. J'ai resserré mon foulard sur mes cheveux. Je ne voulais pas que nos enfants me voient pleurer.
Le ciel était dense, terreux, et comme nos existences : sens dessus dessous. J'avais pas rêvé de cette vie-là. 
Depuis, Akim répète qu'il a la haine et son désespoir me fait peur. Il n'a pas ta force pour résister à ce qui pousse en lui. Le petit se tait. Je crois que c'est pire. 
Tu me manques, prends soin de toi !
Ta Leïla
 
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 18:39

 

Danielle et Possety reviennent en première page avec la carte numéro 4 qui est maintenant retirée du jeu. L'été continue avec les deux autres cartes (ici) en attendant la prochaine série...

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Un bis pour Danielle.
Un grand bonjour de St Pierre les Bretelles où je suis tombée, par hasard sur un rassemblement des fans de Verchuren. Je m'en vais maintenant piano, piano à Graceland chez Elvis. Bises.


A belles dents, elle croque la musique.
Les notes erraillées rebondissent ,
s'en vont de pierre en pierre
et montent à l'assaut du ciel.
La petite musique résonne dans ma tête
Les dents laissent passer un rire écorché
Le village est à ses pieds
et tourne, tourne enivré par le son du bandonéon 
Possety

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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 13:39


La carte numéro 3 est retirée du jeu et revient en première page avec des messages signés Danielle et Possety. L'été continue avec les trois autres cartes ... (c'est ici)

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Un grand bonjour de St Pierre les Bretelles où je suis tombée, par hasard sur un rassemblement des fans de Verchuren. Je m'en vais maintenant piano, piano à Graceland chez Elvis. Bises. Danielle.


Pierre...
Pierres... 
Ces pierres sont les jalons de Pierre qui les a posées là pour rappeler à Paul le chemin vers demain.
Paul...
Pierres...
Pourquoi ces pierres sur mon chemin ?
Dur le chemin, hautes les pierres.
Rugueux les rochers qui m'arrachent les mains.
Je n'ai pas trouvé le message...
Pour aller à demain
Possety

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