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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 12:00
triple-A-copie-1.jpg

 

Sur l'air de greli-grelot combien j'ai de A dans mon sabot, nous sommes allés à la rencontre des gens du peuple traités de triple buse par les Bons du Trésor.

 

 

Un ahuri : Ah ben ça alors !

Un optimiste : A moins que ...

Un désabusé : A quoi bon !

Un révolté : A bas !

Un fataliste : Advienne que pourra !

Un épidermique : A l'Assassin !

Un flambeur : Au diable l'Avarice !

Un allergique : Atchoum et ratatchoum !

Un alcoolique : A votre santé !

Un sourd : A bon entendeur

Un manifestant : Assez ! Assez ! Y en a assez !

Un magicien : Abracadabra

Un gendarme : Attention !

Un curé : Avé !

Un militaire : A l'attaque !

Un horloger : A la bonne heure !

Un patriote : Allons enfants de la patrie...

Un républicain : A ça ira, ça ira !

Un écrivain : Azertyuiop quoi !

Un enfant : Am stram gram, pic et pic et colégram, bour et bour et ratatam...

 

 

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:28

100-en-or.jpg

 

Demain, l'atmosphère sera différente. 

L'idée est de publier chaque jour au café un texte sur les événements réels ou imaginaires qui se dérouleront du 28 janvier 2012 au 6 mai 2012.

La série s'appellera "Les 100 derniers jours".

Les dates ne sont pas choisies au hasard, elles correspondent aux 100 derniers jours avant l'élection présidentielle. Il ne s'agit là que d'un prétexte à laisser courir son imagination, à se promener dans la fiction et à produire des récits aux appartenances multiples.

Des auteurs multi cartes se sont mis à table avec cette envie d'y aller le coeur en émoi et la conscience en alerte, d'apporter de la matière à réflexion et de la substance drolatique, de surprendre les soubresauts de la société et d'entrevoir un nouvel horizon, d'entendre la rumeur citoyenne et de produire une musique qui ne s'oublie pas instantanément, bref de respirer autrement l'air de la campagne.

Ils vous convient à les suivre dans cette entreprise et, comme il vous plaira, de la commenter, l'illustrer, la contester ou d'y prendre part.

Après, on verra.

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:50

abri-fortune.jpg

 

Un écrivain s'est installé dans une ville portuaire où il exerce à la sauvette le métier de cireur de chaussures.  Il a mis de côté son amour-propre et mène une vie tranquille entre son travail, le bistrot du coin et son foyer. Le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d'Afrique noire qui a réussi à se sortir d'un coup de filet de la police. Au même moment, sa femme tombe gravement malade et doit être hospitalisée...

Aki Kaurismaki écrit des films qui ressemblent à des contes philosophiques. Ses héros sont représentatifs d’une époque et d'une réalité sociale. Dotés de grandes qualités humaines mais plutôt démunis sur le plan matériel, ils sont confrontés à des êtres et à un pouvoir qui menacent leur équilibre, voire leur existence.  

Avec la mondialisation, l'étranger est devenu l'incarnation de la misère du monde. C'est un agent double, serviteur et profiteur, pourvoyeur de plus value et de malheur, mais c'est aussi un intrus qui a l'outrecuidance de vouloir circuler sans respecter les règles de l'échange et de se présenter là où il n'est pas attendu. Il vient d'un ailleurs qui n'a de réalité que marchande et ne peut donc avoir d'existence propre.

Hors de son pays d'origine, Aki Kaurismaki est un étranger. En réalisant un film en France, il pose la question de l'accueil et de l'ouverture à l'autre, mais pas seulement, c'est aussi une façon d'explorer sa propre relation au monde. C'est dans un port, lieu de transit par excellence, que les malmenés de l'histoire trouvent refuge, un port au nom prédestiné : Le Havre.

Le propos général est certes engagé mais le réalisateur n'emprunte pas le discours simpliste de la dénonciation pas plus que la voie cinglante du ressentiment. Il nous fait le cadeau d'éviter  les images sombres et violentes, les dialogues pervertis par un angélisme salvateur ou une indignation de circonstance. La séparation, le rejet, le mépris sont  abordés avec une belle acuité et beaucoup de sensibilité. L'amour, l'amitié, la solidarité s'y affirment en toute simplicité et avec un penchant tout à fait réjouissant pour la poésie. La vérité n'est pas le but. La morale encore moins. Il éprouve simplement la nécessité de montrer que le monde qui s'expose et s'impose à notre regard n'est pas vraiment admirable et que bien souvent, il est franchement détestable. Si nous voulons essayer d'en modifier la nature mortifère, nous dit-il en substance, il est peut-être souhaitable de ne pas seulement entendre les larmes et les cris d'alarme comme des signes de souffrances mais également comme des occasions de faire autrement avec l'autre, de réagir différemment dans l'adversité. C'est l'un des enjeux vitaux de notre époque.  

 

Le Havre, un film d'Aki Kaurismaki, actuellement au cinéma.

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 15:00

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2012, la campagne électorale bat son plein. Pour ne pas se laisser déborder par l'exaltation, voire sombrer dans l'extase, nous vous rappelons les conseils de bon sens prodigués par le Bureau des Illusions Perdues ; ils vous permettront de rester normal en toutes circonstances et de continuer à profiter de la vie en tout bien tout honneur.

 

Restez droit, ne prêtez pas le flanc la critique

Détournez-vous des gens qui jettent le trouble dans les esprits

Soyez vigilants, n'écoutez que les voix de la raison

Sachez vivre en bonne intelligence en gardant vos réflexions pour vous

Pour votre sécurité, n'entretenez pas d'arrière-pensées

Ne prenez langue qu'avec vous-même

Pour la tranquilité de tous, ne laissez pas vos rêves sans surveillance

 

Et n'oubliez pas que :

Il est formellement interdit de s'afficher en public sans un visa des autorités

Les opinions répandues sans déclaration préalable sont passibles de poursuites.

Les idées lancées en l'air sont soumises à une surtaxe environnementale.  

Toute personne surprise à creuser une idée sur la voie publique peut être mise au trou sur-le-champ.

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:30

Vent-printanier.jpg

 

« L’oubli est un monstre stupide qui a dévoré trop de générations. Echappez à l’oubli, vous tous qui avez autre chose en l’esprit que la notion bornée du présent isolé.

Ecrivez votre histoire, vous tous qui avez compris votre vie et sondé votre cœur. »

Adresse de George Sand au gens du peuple en 1855.

 

 

Emile-Herlic.jpg

 

"Vent printanier" était le nom de code de la rafle du Vel'd'hiv. Le haut fonctionnaire qui inventa cette appellation fut félicité par René Bousquet, chef de la Police du gouvernement de Vichy. Les autorités françaises furent chargées de l'opération, en accord avec la Gestapo.

J'avais un camarade, le meilleur, le plus drôle, le plus fidèle. Un strabisme accentué lui avait valu le sobriquet de Biglouche. Dès le début de l'Occupation, il collectait des informations précieuses pour la résistance. Arrêté et déporté à l'âge de quinze ans, il partit pour Auschwitz par le convoi N°35 et disparut à jamais.

Son nom est gravé sur le mur du Mémorial de la Shoah et son portrait figure dans une crypte des enfants déportés. Je l'y ai retrouvé, après soixante ans de silence et de séparation, et un dialogue muet s'est instauré entre nous.

 

C'est de la traversée du vingtième siècle par un homme qui a échappé aux persécutions nazies dont il est question dans ce récit. Un siècle vécu dans le bruit et la fureur des guerres et des exodes, une histoire faite de résistances, d’engagements et de sacrifices, de combats aux côtés d’hommes et de femmes qui ont inlassablement cherché à comprendre, à partager, à bâtir un monde qui respecte la vie, un monde fait de solidarités où chacun pourrait entendre la parole de l’autre et participer à cet enjeu majeur pour l’humanité : savoir vivre ensemble.

 

Ce livre nous donne l'occasion de rencontrer à la fois des héros anonymes et quelques hommes illustres, de ces personnages qui font l'Histoire et  inscrivent l'Homme dans une dynamique de création et de transformation des rapports sociaux.

 

Vent printanier, récit d'Emile Herlic aux éditions l'Harmattan, 176 pages, 17€

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 14:50

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Bientôt 2012 et ses joies : climat et élections vont se bousculer au portillon et "on" va faire des miracles avec tout cela. Comme dirait l’autre AAA ou Ah Ah Ah ?

Christian Congiu, Nouvelle Donne

 

  

"Ils sont marrants les êtres..., écrivait Jacques Prévert, il ya ceux qui tombent bien et il y a ceux qui tombent mal. A celui qui tombe bien, on dit : "Vous tombez bien..." A celui qui tombe mal, personne ne lui dit rien".

 

Les écrivains sont ainsi. Certains tombent bien et on le leur dit. Ils ont des critiques dans les journaux, ils font une télé et une quarantaine de radio. Parfois ils ont un prix et cela tombe bien.

Et puis, il y a ceux qui tombent mal, ou plutôt qui ne tombent ni sous le sens ni sous les yeux.

Là, on reste muet comme une tombe. On ne leur renvoie pas leur manuscrit, on ne leur dit rien. Ils sont malheureux parce qu'ils ne peuvent même pas dire qu'ils sont mal tombés. A qui le dire, d'ailleurs ?

Parfois, ils tombent bien à leur tour et ne comprennent pas davantage pourquoi, soudain, on leur dit : "Vous tombez bien !". Mais, comme cela tombe bien, ils ne disent rien et ils prennent le succès comme il vient.

Dans cet univers fantasmatique des lettres, où rien n'a de sens sinon celui du vent de l'Histoire qui tourne, l'illusion va bon train. Le mérite est grand alors, de ne tomber ni dans le cynisme, ni dans la paranoïa, ni dans la veulerie commerciale. Peu résistent à ce laminage du non-sens et de l'opportunisme. Mais alors, nous rencontrons de vrais personnages.

Extrait de l'édito de Christian Congiu pour Nouvelle Donne N°8 de janvier 1996

 

C'était mon premier numéro de la revue. J'y étais resté fidèle jusqu'au dernier en février 2004. Nouvelle Donne continuait cependant à exister à travers l'association et ses talentueux animateurs. De nombreux projets devraient voir le jour en 2012 même s'il nous faut hélas dire au revoir à Christian.

 

 

Un homme âgé de 57 ans, originaire des Alpes-Maritimes, est décédé ce matin, dans un accident de la route à Saint-Paul-en-Forêt. Christian Congiu a perdu le contrôle de sa puissante Yamaha, vers 11 heures, en négociant un virage sur la RD56. Dans son embardée, le pilote, qui est mort sur le coup, a heurté de plein fouet un arbre, au lieu-dit Château Grime.

Var Matin, 27 décembre 2011

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:01

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2012

Ne pas se laisser abuser par les apparences

Certaines choses peuvent changer

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:30

vo2012-copie-1.jpg 

 

Nous ne saurions prendre congé de 2011 sans lever un verre en l'honneur des poètes, nouvellistes, et chroniqueurs qui ont contribué chaleureusement à l'animation du café tout au long de l'année :   

 

Ysiad, Claude Bachelier, Jean Calbrix, Suzanne Alvarez, Dominique Guérin, Gilbert Marquès, Jean-Claude Touray, Jordy Grosborne, Cédric Mesas, Corinne Jeanson, Sylvie Dubin, Yvonne Oter, Danielle Akakpo, Ana Suret, Castor Tillon, Claude Romashov, Maryse Legrand, Françoise Bouchet, Sophie Etienbled, Martine Férachou, Agatha Costes, Pierre Thomas, Lambdum Kagibi, Emmanuelle Cart-Tanneur, Katia Boutchoueva.

 

Cadavre exquis

 

Merci de choisir votre dernier verre de l'année et, si l'envie de jouer vous vient, de l'inclure dans une phrase en tenant compte des propositions qui seront déjà formulées.

 

Amaretto Stinger

Vacances Romaines

Grasshopper

Bacardi Choco-punch

Double Salto

French Cancan

Printemps du Vercors

Train Bleu

Grand Paradis

Lisbonne Cobbler

Black Mammy

Braccobaldo

Indian Summer

Enfer Vert

Special Litote

Moonlight

Black Velvet

Grace de Monaco

Baby Bellini

Please Love me

Kalhua Toreador

Hot Toddy

Red Bulloska

Devil's Milk

Nuit Gasconne

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:00

boutchou

Le ballon

 

C'est qui le capitaine

Née à Moscou en 1982, Katia Bouchoueva dite "Boutchou" vit en France depuis 2002. Poète, animatrice de la scène slam grenobloise et membre du collectif slam "Section Lyonnaise des Amasseurs de Mots", elle aime partager ses coups de blues, ses coups de coeur, ses coups de gueule...  Elle a publié en 2009 un recueil de poèmes "C'est qui le capitaine ?" aux éditions l'Harmattan.

C'est notre invitée du jour. 

 

               C'est qui le capitaine ? 

 

 

 

Le fer  

 

Tant qu'on n'a pas avalé le noyau de la Terre

Je dis rien, je dis rien.

Les Corses, les Bretons, les Maliens

Riches en larmes, en fer, en sucre, en sel.

Les Pharisiens, les Égyptiens...

Et je regarde ton magicien

Vider les placards, repeupler le joli carrousel.

A coup de pelle, à coups de poing,

A coups de virgule, de tiré,

Ils ont réussi à tourner comme il faut la Terre,

Ils ont réussi à défaire les lacets

Déserrer les vices.

Et quelque part parmi eux – mon fils,

Mon fils était fier,

Mon fils était fer,

Forgé il était mon fils

Et ferromagnétique des fois aussi.

Sois pas comme astronaute sans galaxie – je lui disais

Petit kangourou sans sa maman,

La robe sans sa mariée.

Ce cycle menstruel tellement irrégulier

Tellement sur le pallier

Fait sombre et humide que plouf -

Et astronaute retombe -

Au fond de l'escalier

Sa touffe

Noircit et disparaît,

Réapparaît, grossit

Et roule – visage-ballon - dans les couloirs

Et pièces communes.

Pleine lune

Un demi-citron pour la mamie

Une grenadine pour la fillette -

Les deux extrémités d'une vie

En tête à tête

Monstrueux monstrueux -

Niami, Niamey, Milan -

Dent pour dent,

œil pour œil.

C'est la fête dans ton clan -

Dans mon clan – jour de deuil.

Et plus de mémoire – mais vous êtes où ?

Et plus de mémoire – où il est mon mari ?

Ma femme? Mes cousins?

Ma tante? Mon oncle?

Buvez un coup, buvez un coup – tchin-tchin

Diamant de Chine,

Pétrole de Sibérie.

Esprit confus, lunettes de vue

Rouillées et plus de connexion wifi.

J'ai dit : "Salut, mon pharaon, ma vie

Touche à sa fin. Je n'en peux plus."

Et tout tombait – heureux et courageux –

Dans la marmite, dans l'huile d'olive,

Dans la salive, dans la lave, dans le cire -

Et ce dont je

Me souvenais,

Et ce dont je

Ne voulais plus

Me souvenir.

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:50

hommage-a-Cesaria-Evora.jpgLa bonne étoile de Césaria Evora s'est éclipsée... 

  et les pierres ont fini de rouler pour Vaclav Havel...

 

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