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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 12:30

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Je vous écris du chemin de Chantoizeau où les merles persifleurs se taisent à mon approche. C’est un chemin creux abrité de lourdes frondaisons qui se rient de la lumière. Seules quelques flaques s’éclaboussent de soleil. Dans la boue séchée se grave le pas des chevaux. J’écoute dans le silence troublé d’insectes, les souvenirs d’enfance. La pêche aux gardons dans l’étang tout proche, les ballades avec le curé en vélo et mes mollets de coq lacérés d’orties par les gamins cruels. Et aussi le jeu de cache-cache pour débusquer les amoureux. Cher chemin où j’exerçai mes vers présomptueux, la besace pleine de noisettes parfumées, tu es resté immuable dans ma mémoire et dans celle des fées.

Claude Romashov

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 09:30

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 13:00

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Je vous écris d'un jardin exubérant, à quelques kilomètres de Palerme, où poussent des bananiers généreux, des hibiscus à coeur rouge, des frangipaniers et des plantes rares comme le jasmin de nuit. Je me souviens par le passé d'avoir entendu parler de ce jasmin que l'on nomme Cestrum nocturnum, sans que jamais l'occasion me soit donnée de respirer ses fleurs. Or cette nuit elle est là, sur ce chemin qui mène à la maison de Gabriella, dans cette allée où les fleurs attendent la nuit pour s'ouvrir en grappes blanches, et leur parfum subtil est une incitation au voyage.

Je respire et déjà, je forme le vœu de revenir.

Merveilleux jardin. Lieu de tous les délices où le jasmin de jour m'attend demain matin.

 

Désirée Boillot 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 11:30

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 Sans paroles

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 08:00

 

 

par Jordy Grosborne

 

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Je vous écris d'un monde abstrait où le quotidien et la réalité ne sont plus que flous artistiques. D'un côté de la caverne où il fait bon exister. D'un lieu où notre réalité prend des allures de nature morte.

 

 

Je vous écris d'un monde où les animaux nous regardent de haut,

 

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Où il nous scrute, nous bêtes curieuses.

 

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Je vous écris d'un monde où le temps tourne en rond et se lit dans les entrailles des montagnes

 

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Je vous écris, d'un lieu où des bouquets d'Edelweiss fleurissent dans des cœurs de pierres

 

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Où les fleurs s'offrent aux regards,  

 

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Où le rouge aime se marier aux gris

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Où parfois la neige se prend pour la mer

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Où le ciel et les montagnes observent curieux le frêle esquif des hommes,

 

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Ou l'important n'est pas dans ce qui prend de la place, mais ce qui est petit dans un recoin du ciel,

 

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Je vous écris d'un monde si beau qu'on aimerait être peintre

 

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Où les coquelicots se froissent sur l'azur

 

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Je vous écris d'un monde qui existe, encore, un peu….    Bien à vous.

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 12:00

Je vous écris d’une grande bâtisse ensoleillée et odorante. Je suis arrivé il y a à peine deux jours et déjà je sens des bouleversements au plus profond de mon être. Mes hôtes me font forte impression et en leur compagnie je vois se dessiner un avenir radieux. Ils savent ce que je cherche et se disent prêts à m’accompagner, à m’ouvrir des portes secrètes et à me faire rencontrer les grands esprits de la création.

J’ai un peu peur, mais je sens tellement fort les mots palpiter en moi qu’il me faut bien admettre que je suis en train de vivre le commencement de l’infini…

Pour tout vous dire, je vous écris de la salle des machines où les livres prennent vie.

 

 

Le barman a le plaisir de vous annoncer la naissance le 16 août prochain du livre de Jean Calbrix « Un automne en août » chez Zonaires éditions.

 

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Ce roman est une fiction qui aurait pu se passer dans les années 60. Robert, ouvrier agricole de vingt-deux ans, raconte son village, sa famille, son travail, ses amours. Survient un événement cosmique. Un nuage météorique frappe la planète et les conséquences de ce phénomène, apparemment anodin, évoluent aussi lentement que s’écoule la vie paysanne. Le mal s’étend comme la gangrène dans un membre malade. Et puis, tout s’accélère pour finalement tourner au cauchemar.

On l’aura compris. Cette œuvre est une allégorie sur les réactions de l’humain face à une catastrophe qui le dépasse : la solidarité dans les microcosmes communautaires, la rapacité des profiteurs, le sauve-qui-peut et le repli sur soi…

 

 

 jean-calbrix-2.jpgAprès une carrière de mathématicien à l’Université de Rouen, Jean Calbrix se consacre depuis une quinzaine d’années à l’écriture. Poète à l’honneur dans de nombreux festivals, nouvelliste édité dans les célèbres revues Harfang, Sol’Air, Salgimondis, l’Encrier Renversé, il a également publié une série de douze romans policiers aux éditions Charles Corlet.

 

Un automne en août, roman de Jean Calbrix chez Zonaires éditions, 300 pages, 18 euros (+frais de port 3 euros)
Souscription avant parution le 16 août 2013 : les frais de port sont offerts.

Merci de poster un bon de commande sur le site de Zonaires éditions   http://www.zonaires.com

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 08:00

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Je vous écris de nulle part.

D'un désert blanc, noir, et minéral, hérissé d'étoiles de pierre et laminé par les vents ; parsemé par les volcans éteints de cailloux de lave légère, et par les mers retirées d'empreintes de coquillages laissées en bas-reliefs sur les rochers de sable.

Personne.

Un fennec parfois, au matin, peut-être, si l'on est assez silencieux.

À perte de vue, les quatre horizons. Rien ni personne n'empêche le regard qui va se perdre, s'envoler, se dissoudre à l'infini, comme le son de la voix que l'on tente, juste de temps à autre, pour s'assurer que l'on sait toujours parler.

Car on n'y parle pas. Les mots sont vains sur ce chemin de sable et de craie. Les yeux seuls sont utiles ; et la peau, pour la caresse du vent.

J'ai jeté carnets et crayons.

Je vous écris d'un endroit où je ne peux pas écrire.

Je vous écris d'un endroit où je désapprends à écrire.

Pour mieux écouter, voir, et plus tard, me rappeler.

 

Emmanuelle Cart-Tanneur

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 08:00

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Je vous écris du bout du jardin, modeste ancolie bleue, de celle que le jardinier tolère mais regarde d’un œil méprisant. Vingt fois, sa main ravageuse a failli m’arracher au nom de l’ordre et de l’alignement et je ne dois qu’au couvert que me procurent les fleurs délicates des alchémilles d’y avoir échappé. Mes chères voisines, mes protectrices, dont tout le monde admire la capacité à retenir sur vos feuilles dentelées et velues les gouttes d’eau dans leur forme la plus pure, mes chères alchémilles, vous avez ce matin, comme la photographe, applaudi ma performance.

Jacqueline Dewerdt

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:00

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Je vous écris d’Avignon, devant le cloître des Carmes où comme tout le monde, j’attends l’ouverture des portes. Un homme masqué, blanc peut-être, surgit du milieu de la foule et entame une danse exotique qu’il accompagne d’onomatopées. La chorégraphie dure quelques minutes puis soudain il s’arrête, frappe le sol à plusieurs reprises et crie : « L’Afrique est le berceau de l’humanité ». Les spectateurs applaudissent à tout rompre. Un  autre homme, noir peut-être, se dresse à son tour et rejoint le danseur en donnant de furieux coups de sifflet. Il  le fixe longuement dans les yeux avant de dire avec un grand sourire : « Mais où donc est passée la berceuse ? ».

Silence général.

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 09:15

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Je vous écris de ma chambre noire, où j’ai pris mes quartiers après avoir passé la frontière. La plupart du temps, je somnole derrière un petit rideau, noir lui aussi. Parfois, il s’entrouvre et des ombres lumineuses viennent alors pigmenter ma sombre intimité. Apparitions sensuelles ou funèbres, sobres ou extravagantes, j’en vois de toutes les couleurs. Certaines images me donnent le tournis tant elles sont friandes de chair et de sang et je peine à refermer le rideau. Difficile d’imaginer qu’elles ne sont qu’illusions.  

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