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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 16:03

Castor Tillon est un homme aux multiples talents : dessinateur, peintre, musicien et humoriste ; il nous fait l'honneur de venir exposer quelques unes de ses oeuvres au café. Si l'artiste vous plait, vous pouvez le retrouver sous d'autres facettes chez Lunatik, une auteure qui écrit de sacrées bonnes nouvelles...   

Castor-Dexter_1.jpg

en compagnie de Dexter Gordon

Castor-Carotte_1.jpg

 Castor-Chapeau_melon_1.jpg

Castor-Ondine_0.jpg

Castor Mellow Stones 0

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Published by Patrick L'ECOLIER - dans calipso expression
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commentaires

Castor tillon 28/11/2011 16:09


J'ai bien peur que tu doives attendre quelques années de plus. Pour le "vil", coyote !

Lunatik 28/11/2011 13:05


Cela fait des années que j'essaie de soudoyer ce Castor afin de lui soutirer son Matchou Pitchou. En vain. Il a une bonne patte mais le cuir épais. Le vil.

Castor tillon 31/07/2011 21:08



Oui, on retrouve tous ces détails, et bien d'autres, aussi horribles dans "Papillon", d'Henri Charrière. (je parle du bouquin, le film est chouette, mais il ne rend pas bien compte de la lutte
quotidienne pour la survie). On doit écarter les criminels et les psychopathes pour s'en protéger, certes, mais pas les traiter comme des déchets voués à la benne. On n'a pas le droit. D'autant
plus qu'à cette époque, il fallait peu de choses pour se retrouver au bagne.



Lastrega 31/07/2011 12:12



Me revoilà. Je sais, je sais, je suis in-cor-ri-gible. Une précision d'importance. Quand il pleuvait à seaux (toujours des pluies diluviennes), bien sûr ça inondait les cellules car la
flotte passait à travers les grilles des "toits". Si bien que les pauvres types de l'île de St Joseph en dessous pourrissaient sur pied... ajoutez à cela le palu, la dengue, la
folie. Ils ne tenaient pas le coup longtemps et partaient vite fait les pieds devant. Remarquez que les pauvres mecs au-dessus, les surveillants n'étaient guère mieux lotis. Un drôle de climat la
Guyane, 98% d'humidité... et ces saletés de moustiques (la nuée de 6 heures du matin et la nuée de 6 heures du soir). Dommage ! parce que la forêt est incroyablement extraordinaire... et le
pays incroyablement époustoufflant...


Bon, Finito cette fois. Désolé de remettre une couche à propos du bagne, cher Castor, mais c'est un épisode qu'on n'a pas le droit de passer sous silence...



Lastrega 31/07/2011 11:46



J'espère que tu as visionné "toutes" les photos... à partir des agrandissements. Rien que pour les "Îles du Salut" il y en a 117 il me semble. Il ne faut pas se contenter de celles qui sont
présentées dans les petits cadres... Oui, Castor... Tillon, ce pays est incroyable. C'est difficile d'en parler comme ça car la réalité dépasse toutes les imaginations. As-tu
remarqué la photo du bagne de Cayenne avec les 3 petits oiseaux derrière les grilles. Ce sont eux qui sont de l'autre côté. Un vrai clin d'oeil. Dommage que cette image soit un peu flou.
Quant au bagne des Iles du Salut, celui qui a visité l'île St Joseph ne peut pas en ressortir sans être oppressé. Tu as vu les cellules minuscules. L'espèce de planche que l'on
voit, eh bien ça servait en même temps de lit et de banc. Dans la journée, le bagnard n'avait pas le droit de s'asseoir ni même de s'allonger. Cette planche demeurait rabattue contre le mur de
l'aube jusqu'au soir. Les cellules étaient ouvertes "plein ciel". Tu vois les grilles au-dessus en guise de toit, eh bien, nuit et jour, des gardes marchaient dessus ces grilles, avec un fusil et
surveillaient chaque cellule, pour voir si rien de suspect ne se tramait ou si un prisonnier s'asseyait ou s'allongeait. Sans quoi, ils tiraient. Ces gardes étaient eux aussi des prisonniers,
mais c'étaient ceux de l'Ile Royale, la plus grande des îles, celle où vivaient les gardiens avec leur famille, la direction, l'hôpital, l'église, le bassin aux caïmans, la morgue, le
cimetière (des enfants des employés il me semble car le cimetière des adultes (employés) était sur l'île St Joseph) et les prisonniers condamnés pour des délits moindres
(vols..) et qui se tenaient bien. Alors on s'en servait pour surveiller leurs "potes" moins chanceux qu'eux. Ceux qui étaient emprisonnés sur l'île St Joseph, c'était surtout les
criminels, pas toujours des enfants de coeur. Mais quand on a foulé du pied cette île au moins une fois dans sa vie, qu'on est entré dans les cellules.. eh bien on se dit que
c'est la chose la plus honteuse que la France eût jamais portée. Vive Napoléon ! L'île du Diable, c'était réservé aux condamnés politiques, comme Dreyfus. Ils étaient peu
nombreux et "résidaient" dans une maison chacun mais ne pouvaient communiquer entre eux, bien sûr. La Tour Dreyfus, en fait, c'était surtout pour surveiller de Kourou, l'île
du Diable, complètement inaccessible, l'endroit infesté de requins tout autour. Même maintenant c'est difficile d'y accéder même en canot. On peut jeter un oeil aux abords, mais impossible
d'y mettre les pieds. Du reste, la nourriture était acheminée par une sorte de câble qui traversait le fleuve... Encore un dernier truc et après j'arrête parce que je suis intarissable sur le
sujet, quand un prisonnier mourait, on le virait à la mer, bien sûr et aussi, fallait bien nourrir le "bassin aux caïmans" de l'île Royale. Bon, je relis pas, sinon je vais continuer à raconter
la Guyane et les tortues Luth, la mangrove et ses palétuviers...


Bon, Castor... Tillon, passe tes prochaines vacances en Guyane (française bien sûr parce que les deux autres : le Suriname et le Guyana, sont sans intérêt et tu crèveras de faim et de soif). Mais
surtout, emmêne avec toi un container d'anti-mousquitos parce que, mama mia !