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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 08:00

Derive2.jpg

Comme nous l'avons fait dernièrement avec Christelle et son poème "A l'aube de la vie", il eût été dommage de ne pas profiter pleinement de celui laissé par Jean Calbrix dans les commentaires sur "Julius".

 

Dérive

Les charlatans sont là, voilà que l’on délaisse
Le chemin des aïeux devant nous grand ouvert.
Désormais il faudra marcher à découvert,
Les bourreaux frapperont sans aucune mollesse.

Ce nouvel esclavage sera payé très cher
Par les faibles et les fous dans une marche lente
Vers des gouffres sans fond, sur la lave brûlante
Qu’ils en imploreront de périr dans la mer.

Car nul ne saura plus ce qu’est une aube fraîche,
Ce qu’est un coin de ciel, ce qu’est une couleur,
Ce qu’est un rire clair, encor moins une fleur.
Rien ne poussera plus sur cette terre sèche.

Et c’est un cauchemar sur ton front qui se plisse,
Un rictus sur ta lèvre au rouge de carmin.
La raison a quitté tout ce qui fait l’humain,
Tu ne connaîtras plus ni bonheur, ni délice !

Allons, révolte-toi ! Fuis cet embrassement
Des Judas se vautrant sur ta liberté d’homme.
Avant que tu ne sois enchaîné, pauvre pomme,
Qu’ils te fassent crever, doucement, doucement !

 

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Published by Patrick L'ECOLIER - dans Poètes et rêveurs
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commentaires

Dubois 14/12/2010 21:45



J'en pleure encore, Ysiad, la France était K.O.


C'était l'abbatement dans toutes les chaumières.


Quand Zidane a tiré, ce fut mille lumières,


J'en ai mêm' renversé, mon bol de cacao. 



ysiad 14/12/2010 21:22



Je sais à quel but tu fais allusion, Dubois. C'était un but superbe, un truc que personne n'attendait.



Dubois 14/12/2010 01:13



Les gradins surchauffés hurlait : "Allez Zizou !".


Alors, tel un éclair, surgissant comme une ombre,


Au milieu de six joueurs, mais qu'importe le nombre,


Il tira droit au but comme un coup de grisou. 



Jean 13/12/2010 21:20



Merci Patrick d'avoir promu à l'heure de grande écoute mes quelques vers de révolté. La photo traduit bien le grand flou dans lequel nous errons.


Merci Joël pour ton magnifique texte faisant écho au mien. Des poulet de Panurge, c'est une grande idée. Raymond Cousse (Serpent à Plumes) avait aussi écrit à propos d'un cochon qu'il mettait un
point d'honneur à bien s'engraisser et à avoir une belle chair rose pour qu'on l'apprécie au mieux pendant les repas dominicaux


Merci, Ysiad pour ce rappel du grand Poète Verhaeren qu'on enseignait dans les écoles, jadis et qui fut un farouche porte-drapeau des idées socialistes naissantes.


 


Merci, Patrick pour cet intermède Aznavourien qui rappelle (à certaine vieilles barbes comme moi) le temps de la jeunesse folle. Dommage que le grand Charles se soit laissé allé à chanter "Comme
ça tu ressembles à ta mère. T'as rien pour inspirer l'amour"


Merci à Jean-Pierre qui exprime à raison son agacement envers Dubois. Ce Dubois devrait comprendre que les plus courtes sont les meilleures et disparaître de ce café où il n'a rien à y
faire



Jean-Pierre 13/12/2010 16:56



Je pense que c'est Dubois à passer à la tronçonneuse... Cela ennuie un peu ces insanités de bas étage un peu répétitives. Heureusement, Patrick nous offre un intermède pour nous
resourcer dans la vrai valeur des mots afin que l'on en goûte les parfums