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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 09:30

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Pour que dans l'euphorie des fêtes, on ne les oublie pas...

 

L’épave

par Claude Romashov

 

 

Elle tangue roulée dans son paletot trempé de pluie.

Le temps a la nausée et vomit sa bile.

Elle se tient aux murs, arrache des débris de plâtre.

Et va s’échouer durement sur le trottoir.

A la vue des passants scandalisés.

Elle n’est plus qu’un déchet, un rebut.

On peut l’écraser, lui marcher dessus.

La mer a trop charrié d’écume et de douleur.

La mer lui a rongé la peau.

L’indifférence tue plus que la lame mortelle des vagues.

Dans un dernier sursaut, elle lève un bras pétrifié

Vers le ciel soufflé d’étoiles.

L’épave disloquée gît sur le sable.

Des insectes de bois se délectent de ses chairs

Cassantes comme du pain de sel.

 

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Published by Patrick L'ECOLIER - dans Poètes et rêveurs
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commentaires

corinne 16/12/2011 21:05


oui c'est déchirant

blanc 15/12/2011 19:06


La respiration de ce poème est haletante. Elle arrache de la vie de son corps , s'effrite et exhale sur le froid bitume