Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 14:49







Le recueil des nouvelles primées au concours Calipso 2009 " Si proche, si lointain " devrait sortir de l’imprimerie autour du 20 décembre. Il fait tout juste 100 pages et comme les précédentes éditions il sera proposé à prix coûtant (6,70 € cette année + 1€ de participation aux frais de port) Vous pouvez bien sûr le commander auprès de Calipso avant sa parution et dans ce cas les frais de port vous seront offerts.

En attendant, vous pouvez commencer à humer le parfum de ce concours avec au menu du café quelques unes des nouvelles qui avaient fait partie de la première sélection.

 

 


Le facteur de Balzac

par Alain Lagrange

 


Jocelyne avait troqué son pantalon et son chandail habituel informe pour un tailleur bleu marine. C’était le jour où elle pouvait le porter sans risquer les moqueries de ses collègues. Un léger maquillage rosissait ses joues perlées de taches de rousseur. Elle n’était ni anxieuse, ni impressionnée par cette cérémonie qui rassemblait un parterre de collègues au sein duquel se trouvait le directeur de l’édition d’Angoulême de la Charente Libre. " L’heure d’un nouveau départ, d’une retraite consentie après une trentaine d’années au chevet de l’actualité locale et nationale ", entendait-elle au lointain. On devait parler d’elle mais son esprit était ailleurs. Elle apercevait derrière ses collègues réunis dans un silence poli, la table nappée d’où des bouteilles d’apéritif et des canapés émergeaient. Un serveur qu’elle ne connaissait pas se tenait derrière le buffet, les bras dans le dos, figé dans une attitude d’attente évidente. Le pauvre soupira-t-elle. " Passer ses journées à servir et desservir puis recommencer chaque soir à son domicile !!! ". Elle le regardait avec tendresse. Jocelyne n’avait pas préparé de discours, elle improviserait probablement. Quelques applaudissements la tirèrent de sa rêverie, elle n’avait pas écouté et c’était à elle de répondre.

 

…….La camionnette s’était encastrée contre un arbre au lieu dit la Vigerie sur la route Nationale cent soixante cinq, à treize kilomètres d’Angoulême. Le postier était décédé sur le coup. Le rapport de l’officier de gendarmerie l’attestait avec précision. " En pleine ligne droite, la camionnette s’était déportée sur le bas côté droit et avait frappé un bouleau centenaire. "

Je me rappelai avoir noté ce détail inutile et touchant. L’officier devait être amateur d’horticulture. Le procès-verbal suggérait que David Fleschmann avait dû s’endormir au volant ou faire un malaise car aucune trace de frein n’avait été relevée sur le goudron. Ce constat était corroboré par le conducteur de la voiture suivante qui avait pu donner l’alerte. Le témoin confirmait la rupture de trajectoire du véhicule, lente, mais irréversible. Il avait klaxonné pour tenter de l’alerter, mais sans succès. Le procès-verbal était daté d’août 1975.

J’avais rédigé la semaine précédente une double page consacrée à la réforme des collectivités locales qui prévoyait la probable dissolution de la Région Poitou-Charentes au profit de l’Aquitaine. Le rédacteur en chef de l’époque avait espéré un tirage conséquent avec cette réforme que le journal avait dramatisée à dessein, mais les ventes avaient stagné. Il m’avait vivement reproché l’angle purement économique de l’article qui n’incluait pas assez d’interviews et manquait de proximité.

Désœuvrée depuis quelques jours, je m’étais saisie de l’accident du postier avec avidité comme un enfant affamé d’un morceau de pain. Je n’avais pas assez de matière pour rédiger un article documenté et je décidais de partir, sur le terrain, comme on dit. La Direction Départementale des Postes m’avait appris que David Fleschmann officiait comme postier depuis vingt ans à Balzac, à quelques kilomètres au nord d’Angoulême. Mon rédacteur en chef croisé dans le couloir du journal m’avait recommandé avec condescendance :

" - Cette fois-ci, vous mettez du " pathos " dans votre article. C’est facile comme sujet. On se fiche de vos considérations d’aménagement du territoire sur les fermetures des bureaux de poste dans les villages isolés comme Balzac. Je veux de la proximité, du lien social. Partez à Balzac et revenez avec des interviews. Rencontrez les habitants, épluchez le passé de ce postier et préparez moi deux colonnes pour dix-sept heures.".

J’échafaudais mon article en roulant vers Balzac. De la proximité, de la proximité me répétais-je (j’étais docile à l’époque). Des renseignements obtenus par la Direction Départementale des Postes, le titre de mon article s’ébauchait " A un an de la retraite, le facteur de Balzac se tue en voiture ". Non, il fallait faire plus dramatique " A un an de la retraite, le facteur de Balzac s’écrase contre un arbre ". Ah, si j’avais pu travailler à Libération, j’aurais pu titrer " A un an de la retraite, le facteur se tue au bouleau ". Mais la Charente Libre ne s’apparentait pas à Libération et l’humour noir n’était pas la spécificité des lecteurs de ce quotidien. La presse quotidienne régionale est informative me répétait on ; elle se lit en quinze minutes en prenant son café du matin.

Je ne savais pas grand chose de ce David Fleschmann, sinon qu’il vivait seul et n’avait pas de famille connue. J’ai toujours eu un faible pour les vrais célibataires. A quarante ans passés, je faisais partie de cette caste, souvent difficile à vivre pour une femme. Nous sommes les " intouchables ", perçues avec méfiance par les hommes persuadés que notre ambition féroce ou un caractère déplorable sont les uniques causes de notre solitude. Je développais à l’époque une méfiance à l’égard des couples. Leur petit bonheur, leur marmaille, leur égocentrisme me hérissaient. Mes amies dont la plupart était mariée ou tout comme, s’étaient éloignées. Je le mesurais aisément car dans une petite ville comme Angoulême on parvient toujours à savoir, par les indiscrétions, que telle amie a organisé une fête où vous n’étiez pas conviée.

Quelques rencontres à Balzac m’apprirent peu d’informations significatives, du moins susceptibles d’intéresser mon lectorat. Le porte à porte m’était un exercice difficile. Je ne possédais pas cette disposition à susciter la confidence, je ne savais poser la question qui incline à l’épanchement, à révéler l’état d’âme. J’étais mal à l’aise avec ces observations destinées uniquement à faire ressortir un détail soit disant symptomatique.

La secrétaire de mairie interrogée de prime abord révéla que David, comme elle l’appelait simplement, était jovial mais réservé sur sa vie privée.

" - Trop réservé soupira-t-elle. On ne savait rien de lui et pourtant j’ai essayé, croyez moi. Non, il détournait la conversation en disant qu’il se déplaçait beaucoup le week-end pour visiter la région. Je n’ai plus insisté "

D’autres familles rencontrées me faisaient part de leur tristesse de perdre un fonctionnaire dévoué. Il ne semblait pas de la région, car pointait dans sa conversation un léger accent oriental. Il ne parlait jamais d’enfant ni de femme, ce qui suggérait un célibat prononcé.

Il était quatorze heures et ma moisson était faible. On louait la disponibilité, le dévouement de cet étranger. Les chiens même, d’habitude sourcilleux dès qu’un uniforme apparaissait s’abstenaient d’aboyer lorsque sa camionnette jaune stoppait devant les vastes maisons charentaises alanguies. Certains habitants avaient une anecdote, un souvenir à relater. Il avait dépanné des personnes âgées en chargeant leurs courses dans sa camionnette, il acceptait le café chez ceux qu’il estimait isolés affectivement. Il lisait les courriers des plus âgés et quelquefois, il écrivait à leur demande des lettres destinées aux enfants ou aux petits enfants.

Naturellement, ce saint homme, comme le qualifiait une des habitantes de Balzac, avait des tournées interminables. A force de proximité, il devenait le confident de beaucoup. Il s’inquiétait des maladies diagnostiquées, il consolait les habitants qui maugréaient de l’ingratitude des enfants. L’époque privilégiant le drame au bonheur, il était sans pareil dans l’art de l’empathie. L’administration des Postes lui laissait une certaine latitude dans l’organisation de ses tournées. Elle calculait que cette bonne image du service public véhiculée par ce facteur lui serait favorable quand il s’agirait de fermer le bureau de poste.

Mon étonnement de journaliste naissait de l’absence de curiosité des villageois. Leur proximité avec le facteur égalait leur inintérêt à l’égard de sa vie personnelle. Le facteur était transparent, inodore. Il apparaissait dans le village vers 10h et s’évaporait dans l’après-midi sans que quiconque ne soit surpris. Pour instruire mon article, je les interrogeais sur ce qu’ils pouvaient connaître de sa vie, les réponses étaient alors évasives, sans consistance.

" - Saviez-vous que le facteur était sans famille ? " Un silence gêné répondait et dans le meilleur des cas, une voix plaintive tentait un peu convaincant " Je me disais bien, il est trop discret ".

David Fleschman, le petit facteur de Balzac, était un ancien déporté du camp de Bolzdorff situé au Nord de la Bavière. Il ne portait jamais de chemisette comme plusieurs témoins me l’ont signalé car un numéro hideux avait imprégné sa chair, souvenir sinistre de ses premiers jours de déportation.

Charentais par sa mère, David Fleschmann s’était épris d’Elsa, une jeune fille de Libourne. Comme beaucoup de jeunes, ils s’étaient rencontrés lors de vacances. L’alchimie des sentiments avait alors œuvré et ils s’étaient promis l’un à l’autre comme on disait à cette époque. Une dénonciation les avait désignés aux Allemands et ils furent envoyés au camp de Bolzdorff après un passage par celui de Drancy. Par un de ces miracles dont on ne s’explique pas l’origine, ils survécurent tous deux aux privations, aux exécutions sommaires et au côtoiement permanent avec la mort. Ils étaient en bonne santé, sportifs mais surtout jeunes et amoureux. A tour de rôle, ils se sont soutenus et encouragés dans les moments de désespoir et de souffrance. C’est du moins ce que j’ai imaginé. Leur amour a dû demeurer clandestin afin de ne pas éveiller les soupçons des geôliers qui n’auraient pas manqué de les séparer dans des camps différents. Mais, à la fin des hostilités, la libération du camp a rendu une Elsa prostrée et emmurée dans un silence angoissant. La détérioration de l’état de santé d’Elsa avait été soudaine, même si, a postériori, David avait relevé quelques indices qui auguraient un choc traumatique. Alors qu'elle était placée successivement dans plusieurs établissements médicaux de Libourne, Bordeaux puis enfin Cognac tous spécialisés dans les pathologies psychiatriques, David a passé les quarante années suivantes à la visiter deux fois par semaine les samedi et dimanche. Réglé comme un métronome, David arrivait vers quatorze heures chaque samedi. Sa tournée du samedi matin achevée promptement, il accourait avec un bouquet qu’il avait lui même constitué. Elsa ne le reconnaissait jamais. Son regard se tournait vers l’entrant car elle identifiait le bruit de la porte, mais aucun sourire, aucun clignement ne traduisait une émotion ou la perception d’un souvenir. Elle lui apparaissait, immobile dans son fauteuil, la tête légèrement inclinée sur le coté droit du corps. S’en suivait un long monologue de David constitué tour à tour de lectures de journaux et de souvenirs funestes ou comiques vécus dans le camp de Bolzdorff et destinés à susciter un choc émotif, un déclic psychique comme disait son médecin traitant. Naturellement, David Fleschmann avait consulté de nombreuses autorités médicales mais elles s’accordaient pour émettre des pronostics réservés sur le recouvrement de la santé mentale d’Elsa.

David Fleschmann avait appris que ce type d’affection psychiatrique trouve son origine dans l’incapacité mentale à accepter successivement et dans une échelle de temps très courte un espoir de survie, en l’occurrence la libération du camp, et les confrontations quotidiennes à la mort. Des publications médicales qu’il avait compulsées avaient mis en évidence le développement de telles pathologies chez des patients qui, après avoir subi un simulacre d’exécution capitale, sont brutalement libérés.

Elsa est décédée en avril 1985 dans l’anonymat. David Fleschmann prit une journée de congé pour l’incinération et le lendemain, sans rien laisser paraître, la distribution du courrier reprenait. Affable mais toujours réservé, il tut ces évènements personnels.

J’avais plus de quarante ans lorsque cette histoire tragique m’a frappée de plein fouet comme l’accident automobile de David. Une déflagration dans ma vie mièvre de célibataire rangée dont je ne suis pas sortie indemne. Pour oublier, peut être pour me disculper de mon célibat prolongé, je m’asphyxiais dans des études économiques déshumanisées, lorsque ce facteur a sonné à ma porte. David m’aura rouvert les yeux sur de nouvelles perspectives personnelles, pourrais je dire avec pudeur. Apres avoir rêvé du prince charmant petite fille, j’avais rejeté violemment cette chimère par la suite. Au gré de quelques aventures sentimentales, le prince était devenu perfide, lâche, joueur, jouisseur avant que David n’en restitue une image plus positive.

L’autre dommage collatéral a touché naturellement la journaliste que j’étais. La recherche effrénée de la proximité m’est apparue dérisoire et souvent infructueuse. La quête obscène des " vrais gens " pour illustrer un événement ne nous donne accès qu’à la partie émergée de leur personnalité.

A dix sept heures, je rendis comme demandé par mon patron de l’époque, un article sur deux colonnes où je relatais la vie secrète et dramatique de David faite d’amour et d’abnégation. J’avais mis dans cet article une once de culpabilité chez le lecteur en pointant l’égoïsme de notre société dans ses rapports humains. Nous clamons faire de la proximité sans nous rendre compte que nos voisins les plus immédiats peuvent connaître des quotidiens dramatiques que nous ne soupçonnons pas ou que nous ne voulons pas voir. Je me rappelle également avoir consigné quelques lignes sur cette propension à nous dépasser dans l’amour.

Apres, les évènements se précipitèrent malgré moi. Le journal tripla ses ventes par le bouche à oreille des premiers lecteurs. Dans les jours qui suivirent, je reçus plusieurs centaines de lettres de femmes surtout, qui avaient été émues par cette vie à la fois dérisoire et humainement riche. Un lecteur avait même parlé de l’Etre et du Néant en considérant la vie de David et d’Elsa. Plusieurs d’entre eux se dédouanaient de leur froideur en faisant un panégyrique complet et chaleureux de ces héros. Mon directeur de la rédaction embaucha une puis deux secrétaires pour m’aider à répondre aux courriers des lecteurs charentais. Quelques semaines plus tard on me pressa de créer une association en souvenir de David et d’Elsa dont, par la force des choses, je fus contrainte de prendre la Présidence. L’Ecole de Balzac fut baptisée " David Fleschmann " et je devins naturellement la marraine de cet établissement. Mon emploi du temps fut allégé pour me permettre de vaquer aux obligations dues à ma nouvelle notoriété. Je n’étais plus en charge des actions de terrain puisque le Directeur m’avait promu rédacteur en chef adjoint trois semaines après la parution de l’article.

Le " soufflé " retomba quelques mois après. L’actualité régionale égrenait inexorablement un autre quotidien et le courrier personnel se tarissait. J’observais à mon soulagement que l’on me questionnait moins souvent ; des collègues partirent à la retraite, le directeur de la rédaction fut promu à Limoges et ma vie de journaliste reprit son cours paisiblement. Ma brève notoriété m’avait fait refuser quelques demandes en mariage de lecteurs émoustillés persuadés que la journaliste ne pouvait être qu’une aventurière libérée.

 

L’homme regardait avec application ses longues mains soignées, des mains de pianiste, lui avait-on dit souvent. Des taches apparaîtront d’abord, des rides creuseront des sillons, puis peut être les premiers rhumatismes déformeront les articulations. Un frisson l’envahit en regardant les mains de la femme probablement octogénaire qui était allongée à coté de lui.

- " Et après "

Jocelyne se redressa du divan.

- " J’ai brutalement craqué à la fin du discours. J’ai éclaté en sanglots. On me fit asseoir, on ouvrit la fenêtre puis ce fut la remise des cadeaux et le cocktail. On m’embrassa et on mit sur l’émotion du départ à la retraite ce moment de sensibilité.

- Et c’est la première fois que….

- Je révèle qu’Elsa n’a jamais existé. Oui c’est vrai, la journaliste d’investigation que j’étais a tout inventé.

Le facteur de Balzac s’est probablement tué sur la route en s’assoupissant. Célibataire, sans famille, ni descendance, (éléments biographiques dont je m’étais assurés), j’ai cru bon de broder, d’anoblir mon facteur d’un destin exceptionnel. La supercherie a fonctionné au delà de mes espérances. Je ne pouvais plus reculer, prisonnière de mon mensonge.

La vie amoureuse dont j’avais affublé David Fleschmann était l’image de ce que j’aurais aimé connaître ou vivre. Voilà on pourrait dire que j’ai voulu faire mon intéressante comme lorsqu’on gronde une enfant. Cela serait juste, bien que réducteur.

Comme adulte, j’ai menti, comme journaliste, j’ai dérogé à la déontologie en travestissant la réalité. Par contre, ce mensonge m’a révélée car mon cercle d’amis s’est agrandi rapidement, j’ai rencontré un nouveau milieu, j’ai enfin connu l’amour véritable et je me suis mariée, certes tardivement.

Chaque année, à la Toussaint, je vais me recueillir et fleurir la tombe de David. Ceux que je rencontre incidemment au cimetière, s’ils me reconnaissent, imaginent certainement un acte de piété à l’égard de cette vie de souffrance. Non, je vais simplement fleurir le bonheur que ce mensonge m’a procuré à jamais. "

L’homme toussota, l’entretien devait se clore. Un patient suivant attendait dans le salon attenant.

- " Vous verbalisez avec facilité. Je pense qu’il n’est pas utile que nous poursuivions ce temps d’écoute. Continuez à exprimer votre ressenti, chez vous, avec des tiers. Votre mari, qu’en pense-t-il par exemple ?

- Il est mort, il y a quelques mois et je n’ai pas osé lui révéler mon secret. Non je ne pouvais vraiment pas, car j’avais épousé l’ancien rédacteur en chef qui m’avait promu. "

 


Alain Lagrange
, Ingénieur à l’Ifremer partage son temps entre Paris et la Charente, département qu’il a découvert par son mariage. Le facteur de Balzac est sa dixième nouvelle.

Partager cet article

Repost 0
Published by Patrick L'ECOLIER - dans Concours de nouvelles 2009
commenter cet article

commentaires

chantal blanc 10/12/2009 19:24


Je me suis laissé surprendre! C'est un exploit de s'être placé du point de vue psycho-affectif féminin. Quant à la chute, en deux mots c'est fort! Bravo.
Chantal Blanc.


Yvonne Oter 04/12/2009 20:41


Si le reste des textes composant le recueil est d'une aussi bonne tenue que celui d'Alain, vite, vite Patrick! il faut m'en réserver un exemplaire! Tout de suite... Sans attendre...
Et bravo à Alain qui a très bien réussi à se mettre dans la peau d'une femme en besoin d'histoire d'amour.


Lastrega 04/12/2009 19:48


C'est l'histoire de la solitude, de la frustration, du désenchantement, où son héroïne n'hésitera pas à faire ressurgir les fantômes du passé pour fuir la monotonie de son existence. Mais c'est
aussi la réalité d'un malaise de cette société, dû à l'indifférence de l'être humain et à la souffrance de son semblable, qui conduira Jocelyne au mensonge, puis à la solitude d'une trahison de
soi-même et enfin au remords. Une fable cruelle.
Est-ce cela que vous avez voulu exprimer Alain ? Où alors me suis-je fourvoyée...