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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 08:00

Guerre-et-paix-07.jpg

  Une série proposée par Corinne Jeanson

 

Moïra

 

A l'encre de vos veines, elle trempe sa plume
Elle s'abreuve à vos fatals destins
De demi-dieux démembrés
Elle entrouvre vos lèvres de pandore
Au fond de vos chairs ouvertes, elle fouille
l'espoir ténu de vos jours premiers
De vos fils d'inconscient, elle tend ses toiles arachnéennes
Au coeur de vos labyrinthes, les yeux fermés, elle respire
Le souffle du monstre né des amours transgressées

 

Guerriers,
Ne déposez pas vos armures étincelantes
Elle vous emporterait aux enfers transfigurés
Astre lunaire
Elle s'enroule pour enfanter
Vos nuits insensées
Pour le temps de l'éphémère éternité
Elle couperait vos lignes de vie
Guerriers, fuyez la Moïra.


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Published by Patrick L'ECOLIER - dans Guerre et paix
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commentaires

romashov claude 23/08/2011 08:14



Superbe poésie qui prend aux tripes si j'ose dire !



corinne 22/08/2011 18:11



bonjour Castor, juste remarque en effet,
couperait fait boiter, question de rythme ou de force, je ne sais pas trancher ou faucher serait-ce meilleur?


quoique si l'on parle de ligne de vie dans la paume, une autre ligne la coupe, mais ne la tranche pas...


on verra pour l'édition papier mais bon ! papier chiffon papier buvard...



Castor tillon 20/08/2011 12:57



A moins que "couper" n'ait le sens de croiser, rencontrer... Bon, bon, je sors ! ^^



Castor tillon 20/08/2011 12:06



Par contre, j'ai buté sur le mot "couperait", pas pour son sens, hein, mais pour le manque d'homogénéité avec le texte. Je trouve que ça affaiblit un peu la fin. On verrait plutôt "trancherait",
ou "faucherait", ou quelque chose du genre. Mais bon, ce n'est que mon ressenti, je ne suis pas spécialiste, et surtout, je ne suis pas dans la peau de l'auteur. 


Elle est très belle, cette poésie.



Castor tillon 20/08/2011 11:36



Moïra, je ne connaissais pas. Pourtant, j'adorais l'antiquité, à l'école. Ben ça m'a permis de me renseigner.


J'aime les poésies aux vers libres. Je suis toujours épaté de leur puissance par rapport aux vers rimés. Il y a ici un rythme de flux-reflux tout-à-fait étonnant.