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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 08:00

De-ma-main-image.jpg

la poésie se donne à lire dans toutes ses différences. Elle est ce sixième sens qui nous habite tous et dont le souffle se porte à la rencontre de l'autre. Nous recevons aujourd'hui Cédric Mesas dont l'écriture poétique superpose une multitude d'images et de points de vue…

 

    La main

De ma main s’ouvre les 5 doigts

Sans quoi, elle se referme à l’approche d’un sale coup, vas-y, installe-toi !

Le tracé se confond avec celui du zénith

Une minute dans la peau d’un zéphire balayant comme Zénon

Ma main, maître de ces moments

Le mimétisme la met à terre, du mental dans un métacarpe.

Travail à mon compte alors que j’ la dompte

Sa volupté m’incarcère, la volonté d’un incapable en fin d’compte.

Un quart d’heure pour se perdre dans ce carnet,

Marrez-vous de son air carré avec un ongle incarné !

Je dois faire jouer ma main, seule face à ce dernier soupir.

Si peu apeuré de ce surin, sûr d’un signe d’la part d’la nuit.

Je ne possède pas tout, à vrai dire je n’ai rien

sauf le rêve d’un jour meilleur bâti entre mes mains.

Seules à soutenir quand les migraines frappent

Est-ce pour cette excuse que j’ai décidé d’en faire un paragraphe ?

Reine de ma feuille, m’en fout de fuir ma faim

M’enferme dans une forme sans fond, c’est ce qui me rend plus fort,

Proche

De ton visage, elles te rassurent

Froide quand tu les quittes, imagine une ligne sans cassure.

 

 

                    Histoire d'une fille

Cette fille a croisé ma vie comme on traverse une pluie

Sous averse, le bruit qu’elle peut sabrer à la perse.

Visage marqué par ces étapes franchies

La ligne éternelle du ciel, pourra-t-elle la trancher ?

Long trajet vers sa trachée à mâcher des dragées

S’arrange-t-elle pour sortir de ce quotidien drastique ?

Pleure car se tient la santé à la boisson et noyé autant qu’un poisson

Le poison de ces missives que voici :

Une jeune femme laissée pour mémoire, à d’mi morte

Enlaçant ses enfants, articulant à demi mot :

"Vous êtes l’unique grand bonheur que j’ai connu

Nu sans homme au domicile, de nobles valeurs, j’ai promu. 

Mais promet moi de ne pas te lasser, de passer

Ton chemin, quand tous mon foyer à construire j’ai pensé"

Dépensé à la lumière des sombres passages,

Un pas plus deux messages, il l’invite à des massages

Sa progéniture s’dénature, trouve un sens au mot mature

avant d’esquisser leurs premières ratures

S’inocule n’importe quelle fibre, elle recule et laisse le présent décidé de son livre

Son existence prend son sens à-travers ces doux cieux

Au désir, rien de judicieux pour garder la justice loin de ses yeux !

Pierre et bois habite cette poitrine

Un poids d’lettrine, une vitrine de sentiments moites, ma médecine

Je ne peux l’admettre, tu es seule face à ce grand rien !

Essaye de voir plus loin, même si tu penses te battre pour rien.

Cédric Mesas

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Published by Patrick L'ECOLIER - dans Poètes et rêveurs
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commentaires

dominique guérin 09/02/2011 11:15



Malheureusement, la poésie et moi on n'est pas copines . Mais j'ai été sensible à l'originalité, au choix de mots, à la
structure "éclatée", aux pistes offertes...



Cédric 07/02/2011 08:13



Désolé pour cette terrible erreur.... inattention !



M 06/02/2011 23:17



Ne pas négliger l'orthographe, quand même...






Cédric 06/02/2011 20:19



Quelle plaisir de lire pareille remarque élogieuse !



M 06/02/2011 09:36



"La ligne éternelle du ciel, pourra-t-elle la trancher ?"


Un seul vers, parfois, suffit à témoigner l'homme qui versifie comme poète. Il y en a bien d'autres, ici..