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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:49

Jean-Pierre Michel est un de ces habitués du café que nous ne connaissons pas ou si peu… On peut dire qu’il aime bien la série " Transit " et d’ailleurs quelques jours avant " Les fêtes " il est venu déposer au comptoir une variation poétique sur ce thème puis est reparti vers ses terres sur la pointe des pieds, sans un mot…

 

 Le train

 

Dans les matins mouillés par l’haleine de brume

A l’heure d’aborder le pénible parcours

Les ombres ont surgi des gigantesques tours

Pour longer d’un pas vif les chemins de bitume.

 

Sur le quai de la gare, à l’approche du train

Se prépare l’assaut, qui vous prend, vous soulève

Et vous porte aux instants d’un voyage sans rêve

Où l’élan du sourire a perdu son entrain.

 

Hissé dans le wagon sous la poussée brutale

Au son d’accordéon qui engendre l’ennui

Chacun, sur le trajet, vient poursuivre sa nuit

Quand se ferment les yeux jusqu’à l’ultime escale.

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commentaires

L
Moi aussi Arnaud, je trouve ce quatrain très beau, et bien qu'Apollinaire ne soit pas l'auteur que je préfère.Bien sûr, HUGO (mon préféré), Verlaine, Lamartine ou Rimbaud... mais à chacun ses goûts et à chacun sa musique...
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A
"Métro, boulot, dodo". Difficile de lui donner une forme poétique. Librement rimée, en tenant compte du"hum"de Jacques Lamy, non sans quelque réserve, semble être la réponse raisonnable.L'on note dans une strophe que 3 rimes masculines côtoient une féminine, mais l'assonance est présente et c'est ce que veut nous démontrer Pierre Béarn dans ses réflexions sur la poésie.Apollinaire prenait, lui aussi, quelques libertés avec les rimes, comme le démontre le 2ème quatrain de "Mai". D'autres de ses poèmes présentent ces mêmes libertésOr des vergers fleuris se figeaient en arrièreLes pétales tombés des cerisiers de maiSont les ongles de celle que j'ai tant aiméeLes pétales flétris sont comme ses paupièresNaturellement, ce poème est très beau, mais présenté aujourd'hui dans un concours de qualité, Guillaume n'aurait droit qu'à un diplôme de participation et un petit mot du président du jury lui conseillant de mettre deux rimes féminines et deux rimes masculines...
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L
Merci Gérald et Jacques pour toutes vos explications sur la poésie. Au fait, dans "Métro, boulot, dodo", je note 3 rimes féminines seulement, dans les mots : voisine/cuisine/pousse.Et dans "Des ailes", toutes les rimes sont féminines.Bon, j'ai tout bon là ou alors je fais 100 lignes ?J'allume du feu dans l'été,Dans l'usine je suis poète ;Pour les pitres je fais la quête.Qu'importe ! J'aime la beauté.Charles CrosQLB. QueL Bonheur que la poésie !
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L
DES AILES...Et voici Estelle SensationnelleSur la balancelle Teint de mirabelleCheveu d'or rebelleElle est vraiment belle !.Chante tourterelleDouce ritournelleLa bonne nouvelleMa pauvre cervelle (Jambes en flanelle)Baisers sous l'ombrelle !.Un méchant l'appelle"Sotte péronnelle !"Je tiens à CybèleComme à ma prunelle"Reçois ma semelle !Éloigne-toi d'Elle !".La morale est telleQu'un jaloux qui bêle Garde les séquellesDe dures querellesChacun sa chapelleMais moi j'aime Estelle !..  Jacques  LAMY .On a bien le droit de rigoler un peu, non !
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L
METRO, BOULOT, DODOJe n'ai jamais vu ma voisineMon Alcatraz, c'est ParisDans ma cellule : deux-pièces-cuisineJe mange, je dors, je bois, je risDès le matin, dans mon bureauJe pense déjà à mon dodoMidi : sandwiches et re-boulotTout en parcourant les journauxDodo, métro,Chacun pour soi dans son ghettoBoulot, dodo,Dodo, métro, boulot, dodoEncore un jour d'éliminéD'autres viendront qu'il faudra tuerDans la cohue, on griffe, on pousseMais la télé nous attend tous !Mais le samedi avec MireilleNous rêvons aux grands arbres vertsDans sa superbe banlieue dortoirJe lui fais l'amour tard le soir...Ce poème très évocateur de Pierre Béarn ne peut être considéré comme classique ni même néoclassique.  Il s'agit de poésie librement  rimée (Hum !) dont la musique est apportée aux mots par l'air qui l'accompagne : ce n'est plus du tout la même chose...
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